09140 SEIX, Chapelle Notre-Dame de Pitié
L'
Association Patrimoine Seixois a été créée pour la restauration de la chapelle Notre-Dame de Pitié (
photo1,
photo2,
photo3), édifiée en 1660. Fermée pour raison de sécurité, la chapelle représente, pour les Seixois, un lieu fort de leur mémoire. Elle est aussi un espace de beauté à l'acoustique remarquable, que l'association souhaite transmettre aux générations futures.
Le village de Seix (du latin SAXUM: rocher), situé dans l'Ariège, constituait jusqu'à la Révolution une enclave du Languedoc en pays de Couserans.
A l'initiative de plusieurs associations culturelles, une dynamique s'est amorcée, et, plusieurs projets ont vu le jour:
- les deux Piéta de la chapelle Notre-Dame ont été rénovées
- le jardin de curé a été réhabilité
- les rues du village ont été fleuries
- l'
Histoire de Seix a fait l'objet d'un ouvrage couronné en 2004 par l'Académie du Languedoc. Il est vendu au bénéfice de la restauration programmée de la chapelle Notre-Dame de Pitié. Celle-ci est étroitement liée à la transhumance transfrontalière dont les traditions ont été remises à l'honneur depuis quelques années.
Au-delà des engagements individuels, ces projets nécessitent des fonds très importants.
21560 ARC-SUR-TILLE, Eglise St Martin
Un combat historique pour la sauver (dossier à télécharger)
Association "UEPA" : "Une Eglise Pour Arc-sur-Tille" (photo1, photo2, photo3, photo 4)
Créée en 1991 par André FANJAUD, Président de l'UEPA.
62380 LUMBRES, Eglise St Sulpice
Il s'agit d'une grande église (
photo1,
photo2) construite sous le Second Empire dans le style gothique alors à l'honneur, mais pour une fois dotée de beaux volumes, amples et lumineux. D'une manière plus pratique, l'église, qui appartient à l'association diocésaine, devait être détruite après le 6 janvier 2008.
Mme le sous-préfet de Saint-Omer, qui souhaite l'éviter, a obtenu un sursis, pour permettre d'y inventorier les éléments mobiliers appartenant à l'Etat.
Robert Werner (Président d’Honneur de l’Association des Journalistes du Patrimoine, membre correspondant de l’Institut de France) a obtenu un reportage qui est passé le 18/03/2008 au journal de 13 H de TF1.
Philippe Seydoux (Docteur en Histoire de l'Art, Historien du Patrimoine) a écrit le texte d'un article pour "Sites et Monuments" (revue de la SPPEF), développant le strict point de vue de l'historien d'Art, insistant sur la qualité esthétique de l'édifice, sur sa place dans l'architecture, et rappelant que Bernanos a choisi cette église pour en faire le cadre principal de son roman "Sous le soleil de Satan".
Philippe Seydoux l'a adressé au sous-préfet (favorable), à l'ABF (favorable, mais impuissant), au Président du Conseil Général (réponse dilatoire : l'édifice n'est pas protégé et n'appartient pas à l'Etat), et bien entendu à Mgr Jaeger Evêque d'Arras. Le journal local, "l'Indépendant du Pas de Calais", qui porte bien son nom, l'a publié en première page.
L'Association de Sauvetage de l'église de Lumbres qui s'oppose à la démolition est animée sur place avec beaucoup d'enthousiasme par Francis Dellerie, jeune retraité de la cimenterie voisine. Elle n'a pas fait que des manifestations, mais a fait faire des études techniques contradictoires, appuyées de devis, montrant qu'il existe des solutions beaucoup moins onéreuses pour sauver l'église.
Elle a aussi reçu de plusieurs entreprises, dont la cimenterie voisine, des promesses de participation financière.
Cette église de 150 ans a été construite et entretenue toujours avec des dons, et aujourd’hui l'Association de sauvetage de l'église de Lumbres a trouvé des donateurs pour perpétuer les réparations de celle-ci. Cependant l’acharnement et la détermination de l’Abbé Varlet (économe diocésain à Arras) et Mr Jean-Pierre Décobert (maire de Lumbres) avait décidé d’abattre l'église à compter du 7 janvier 2008.
L'Association de sauvetage de l'église de Lumbres a demandé aux autorités compétentes de lui donner cet édifice pour l’euro symbolique; et si elles souhaitent construire un nouvel édifice, l'Association est prête à leur trouver un autre terrain afin de conserver ce patrimoine : emblème patrimonial et géographique de la vallée de l’Aa.
L'association a fait appel à des entreprises sérieuses qui sont ouvertes aux marchés publics, avec un coût de restauration à moins de 500.000 euros. L’évêché présentait des devis d’un cabinet d’architectes à 2.500. 000 euros.
Mais la situation était jusqu'alors bloquée :
- la municipalité (ancienne et nouvelle) se désintéressait totalement du problème (elle le fait toujours).
- l'évêché s'en tenait à son plan de remplacement de l'église par un petit sanctuaire de moins de 200 places, dont le prix nous semblait prohibitif.
Par la suite, l'Evêque a reçu Francis Dellerie, responsable de l'Association.
Il accepte de revenir sur le principe de la démolition, mais demande que son projet de restauration soit soumis à une commission d'architectes chargé de le valider du point de vue technique. Ce qui devait être fait dans les jours suivants leur rencontre.
75014 PARIS, Chapelle de l'Hôpital St Vincent de Paul
La chapelle de l’Oratoire a été fondée en 1650 pour desservir le noviciat de l’institution. Elle a été construite de 1655 à 1657 (photo 1, photo 2).
Les bâtiments conventuels qui datent aussi du XVIIè siècle, entourent la cour ouverte sur l’avenue Denfert-Rochereau. Ils abritent notamment un bel escalier à balustres en chêne.
De célèbres savants, professeurs, et prédicateurs sont sortis de cet établissement qui a abrité jusqu’à la Révolution une vie intellectuelle intense.
En 1792, l’institution de l’Oratoire a été supprimée et remplacée par un hospice pour les enfants trouvés, ancêtre de l’hôpital actuel.
Le nom de Saint Vincent de Paul lui a été donné en l’honneur des religieuses de cet ordre qui s’y sont dévouées aux enfants abandonnés jusqu’au XXè siècle.
Le regroupement de l’hôpital Saint Vincent de Paul avec l’hôpital Cochin va amener la démolition des bâtiments hospitaliers qui ont été construits au fil des années et leur remplacement par de nouvelles constructions sur lesquelles la Ville de Paris, propriétaire, n'a pas encore pris de décision.
La chapelle et ses bâtiments du XVIIè siècle méritent parfaitement le label « protection ville de Paris ».