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PROPRIETAIRES
ETAT
DEPARTEMENT
COMMUNE
ASSOCIATION CULTUELLE
la loi du 9 décembre 1905 définit le principe de spécialité applicable aux associations formées pour subvenir aux frais, à l'entretien et à l'exercice public d'un culte : " avoir exclusivement pour objet l'exercice d'un culte… ".
SCI
PARTICULIER
ASSOCIATION DIOCESAINE
SITUATION
ENCLAVE
Se dit d’un terrain ou d’un bâtiment au moins partiellement encadré par un autre sur plusieurs de ses côtés.
Le propriétaire d’un terrain complètement enlcavé (donc sans issue sur la voie publique) doit demander un droit de passage, en payant éventuellement une indemnité si le passage ne s’effectue pas de façon coutumière depuis trente ans.
ILOT
En ville, un ilôt est un groupe de bâtiments ceinturé par des voies publiques. On parle aussi de pâté ou de bloc.
ISOLE
qualifie tout bâtiment qui n’est pas accolé à un autre.
MITOYEN
qualifie ce qui constitue la limite entre deux propriété et qui juridiquement appartient en indivision aux deux propriétaires.
ALIGNEMENT
RECULEMENT
position d’un mur ou d’un ouvrage par rapport à l’axe
SAILLIE
de référence de la voie publique
CHRISTIANISME
ÉGLISE
édifice consacré au culte de la religion chrétienne.
1. CULTE CATHOLIQUE ET ORTHODOXE
1.1 CATEGORIES D‘EDIFICES
Il est important de signaler que les différents statuts n’ont aucune incidence sur les dimensions des édifices, la distinction est d’ordre canonique ou architectural.
1.1.1 Clergé régulier
MONASTERE
est un terme générique comprenant les abbayes, prieurés, commanderies, chartreuses couvents et ermitage.
ABBAYE
(catholique ou orthodoxe), établissement monastique dirigé par un abbé ou une abbesse.
PRIEURE
monastère qui dépend le plus souvent d’une abbaye, dirigé par un prieur.
ERMITAGE
habitation monastique isolée servant à un ermite.
COUVENT
tout établissement religieux n’ayant pas de statut spécifique.
1.1.2 Clergé séculier
CATHEDRALE
est, ou a été, l'église de l'évêque d'un diocèse (son nom vient de cathèdre qui désigne le siège de l’évêque) desservie également par un chapitre de chanoines.
Les anciennes cathédrales, c'est-à-dire celles qui ne sont plus le siège d'un évêque conservent leur dénomination.
BAPTISTERE
bâtiment isolé de l’église servant pour l’administration du baptême, généralement lié à la cathédrale et comprenant un bassin pour l’immersion.
BASILIQUE
à l’origine, distinction architecturale d’un édifice à trois nefs sur le plan des basiliques antiques. Puis titre conféré par le Pape aux églises de certains sanctuaires.
COLLEGIALE
qui sans être cathédrale possède un chapitre de chanoines (assemblée de prêtres séculiers sans fonction paroissiale).
PAROISSIALE
église principale d’une paroisse desservie par un curé.
COMPLEXE PAROISSIAL
ensemble de bâtiments comprenant généralement une chapelle ou une église, des salles paroissiales, de patronnage, de spectcles, un cinéma développé essentiellement au XXè siècle, dans des villes ou des quartiers nouveaux.
CHAPELLE
a) lieu consacré n’ayant pas le statut de paroisse, pouvant servir de succursale
b) partie d’un édifice public ou d’une demeure contenant un autel consacré.
ORATOIRE
édifice ou édicule de petite taille dédié à la prière. Il peut être isolé ou situé dans n’importe quel édifice sacré ou non. Contrairement à la chapelle, l’autel, s’il y en a un, n’est pas consacré.
MONT-CALVAIRE
chemin de croix extérieur constitués de croix ou d’oratoires échelonnés conduisant à un crucifix, une croix monumentale ou une église.
STATION
autel devant lequel on s’arrête pour prier au cours d’une procession. Église sur le parcours d’un pèlerinage
Quelques distinctions particulières :
COMMANDERIE
établissement d’un ordre religieux militaire.
ENSEMBLE CATHEDRAL
ensemble formés de bâtiments regroupés autour d’une cathédrale comprenant généralement un cloître, un baptistère, un palais épiscopal et des bâtiments canoniaux.
PRIMATIALE
cathédrale dont l’évêque porte le titre honorifique de Primat.
ENSEMBLE CANONIAL
ensemble formé de différents bâtiments à l’usage de chanoine, souvent à proximité d’une cathédrale, d’une collégiale ou d’une basilique.
Il est parfois appelé cloître.
MARTYRIUM
crypte ou chapelle renfermant le tombeau d’un martyr
SUCCURSALE
église construite sur le territoire d’une paroisse qui supplée à l’insuffisance de l’église paroissiale.
1.2 PERIODE
Roman
L’art roman connaît son apogée en France du XI è siècle au XIIIe siècle, cependant il perdurera dans certaines régions jusqu’au XVe et même jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Il est caractérisé par l’arc en plein cintre, des voûtes en pierre qu’elles soient en berceau ou d’arêtes soutenues par des piliers et déchargées par des collatéraux ou des contreforts. Des ouvertures assez petites et rares dues à la statique de l’édifice qui tient par sa masse.
On peut distinguer différentes écoles dans l’art roman : il s’agit selon les régions de variantes dans la mise en œuvre des traits fondamentaux.
Gothique
Le style gothique apparaît dès le XII è siècle. Il est marqué par une recherche virtuose de verticalité et utilise exclusivement la voûte d’ogives contrebutée par des arcs-boutants qui permettent de réduire la poussée exercée sur les murs.
Le gothique flamboyant se développe au XIV è siècle et se manifeste par des arcs en forme de flammes, la multiplication de gâbles et de pinacles et la suppression des chapiteaux.
Classique :
- renaissance
il n’y a pas en France à proprement parler de style Renaissance dans l’architecture religieuse. Les églises construites au XVIe siècle restent très marquées par les structures médiévales dans leur architecture. Le style de la Renaissance est plutôt ornemental caractérisé par l’utilisation des ordres antiques, sur les voûtes et les parois, et des rinceaux.
- « grand siècle »
Le style classique qui se répand en Europe trouve une expression très spécifique dans l’architecture française qui à la suite de la Renaissance cultive les formes inspirées par l’Empire romain. L’horizontalité des lignes principales, la symétrie et la majesté de l’édifice en sont les traits les plus significatifs.
- baroque
La traditionnelle opposition du baroque au classique vient de l’impression de mouvement recherché dans celui-là contre la rigueur qui se dégage de celui-ci. Pourtant, il va également recourir au langage des ordres antiques, à une ornementation très riche.
En France, il se développe principalement dans le mobilier religieux (retables, baldaquins, chaires à prêcher…).
- néo-classique
Genre des constructions des années 1770-1840 inspiré des basiliques antiques, à fronton sur colonnes en façade. Il est particulièrement en usage pour les temples de l’Empire.
Éclectique
Ce courant du XIXe s’appuie sur le réemploi de formes du passé qui se décline selon les édifices du néo-roman et du néo-byzantin au néo-gothique et au néoclassique. L’eclectisme utilise aussi des matériaux industriels (le fer et la fonte, notamment) et des ornements polychromes.
XXè siècle
Le style le plus notable de l’époque contemporaine est appelé style international :il s’exprime par une recherche de fonctionnalité, des formes cubiques et un faible ornement. Il se développe dans les premières décennies du XX è siècle.
Entre les deux guerres se diffuse un classicisme moderne fondé sur l’usage de matériaux nouveaux (brique, métal, béton) qui permet une redéfinition de l’édifice et de sa forme, rejetant l’historicisme du siècle précédent.
1.3 FORME GENERALE
PLAN CENTRE
Croix grecque
Circulaire
Elliptique
Autre ?
PLAN LONGITUDINAL
Croix latine (avec transept)
Plan basilical (sans transept)
2. CULTE PROTESTANT
2.1 CATEGORIES D‘EDIFICES
TEMPLE
église du culte réformé
2.2 PERIODE
La plupart des édifices du culte Réformé ont été rasés en 1685. Des constructions antérieures subsistent en Moselle et en Alsace.
C’est au XIXè siècle que l’on construit à nouveau des temples, avec une préférence pour le style néo-classique dont la rigueur et le dépouillement correspondent mieux à a spiritualté protestante.
A partir du Concordat se multiplient les réutilisations par le culte Réformé de chapelles de communautés supprimées à la Révolution.
Au XXè siècle, l’architecture protestante participe aussi à la recherche contemporaine sur les lumières et les matières.
2.3 FORME GENERALE
Plan : à venir
CULTE ISRAELITE
1.1 CATEGORIES D‘EDIFICES
SYNAGOGUE
édifice consacré au culte juif. La forme de la synagogue n’est pas définie de façon nette, même si quelques préceptes talmudiques font référence à sa forme.
Parmi les éléments récurrents de l’architecture juive en Europe, on peut noter le contraste entre la sobriété extérieure et la richesse ornementales intérieure.
BAINS RITUELS OU MIKWEH
lieu où l’on pratique les ablutions avant ou après une cérémonie religieuse.
YESHIVA
école rabbinique.
1.2 PERIODE
Comme la synagogue n’a pas de définition particulière, l’évolution de sa forme va varier en fonction du statut de la communauté juive au moment et à l’endroit de sa construction.
La meilleure classification des édifices juifs semble donc d’en montrer différents aspects au cours de l’Histoire.
Au Moyen-Âge
Les plus anciennes synagogues construites en France datent du XIIIe siècle et se rattachent à l’architecture romane. Rien ne prouve cependant qu’elles aient été construites en tant que synagogues, ce qui ne permet donc pas de définir un type pour cette période.
Fin du XVIIIe siècle : l’Emancipation
Le décret d’Emancipation des Juifs est signé en 1791, cependant dès 1784 et 1785 Louis XVI autorise la construction de synagogues en Lorraine.
Très souvent la façade sur la rue reste neutre, l’espace dévolu à la prière se trouve en retrait d’une cour.
La plus grande phase de construction juive se fait donc en pleine période du renouveau classique.
Le style néo-classique est un excellent « passe-partout » à ce moment où les juifs tendent particulièrement à se fondre dans la société et donc dans l’urbanisme.
On trouve quelques exemples d’édifices roccoco construits dans des régions où le judaïsme était « libre », et qui furent rattachées à la France ultérieurement.
1808 le Consistoire
Au moment où Napoléon décide d’édifier des synagogues monumentales,
Les campagnes d’Egypte marquent ces nouvelles synagogues d’un certain orientalisme.
L’éifice consistorial typique à une forme assez catholicisante: La nef bordée de tribunes s’inscrit derrière une façade romano-byzantine, et s’achève par une abside souvent ornée de vitraux. La forme de la bimah s’inspire de celles des chaires tandis qu’un orgue est placé au-dessius de l’entrée
On appelle les “chantiers du consistoire” la vague de constructions principalement dans les banlieues des grandes villes après l’arrivée massive des juifs d’Afrique du Nord en 1963, souvent élevées de façon assez précaires dans des matériaux sans qualité, elles sont prgressivement rénovées et l’on porte une attention plus grande à l’esthétique.
1.3 FORME GENERALE
La synagogue n’est soumise à aucune contrainte architecturale. On peut noter que généralement les communautés Ashkenazes restent plus attachées à la centralité de la bimah, placée sous un baldaquin.
Mais ce parti pris est souvent abandonné puisque la majorité des synagogues suivent le plan basilical du néo-classique.
CULTE MUSULMAN
1.1 CATEGORIES D‘EDIFICES
MOSQUEE
édifice consacré au culte musulman. En arabe “mosquée” mosquée sanctuaire, le lieu où l’on se prosterne et désigne la maison du prophète à Médine.
MIHRA
niche d’orientation dans le mur du fond de la mosquée qui indique la direction de La Mecque.
MINBAR
chaire d’une mosquée. Il est le symbole théocratique de l’islam.
MINARET
tour du haut de laquelle le muezzin appelle les fidèles à la prière.
SAHN
cour de la mosquée
GRANDE MOSQUEE
prédominante sur toutes les mosquées d’une ville, en principe celle où l’on fait la prière du vendredi et où a lieu le prêche de l’imam.
1.2 PERIODE ET FORME GENERALE
Les premières mosquées en France étaient des églises ou des maisons. Avec la croissance de la communauté musulmane, des mosquées sont construites.
Elles ont peu de contraintes architecturales, leur minaret a souvent une fonction symbolique l’appel étant pratiqué à l’intérieur de la mosquée.
Les mosquées de France rappellent généralement le style nord-africain avec des arcs en fer à cheval et des mosaïques à motifs géométriques.
Les mosquées s’inscrivent généralement au coeur d’ensembles qui ne sont pas cantonnés à la pratique rituelle.
Ce centre culturel a pour but d’être une interface avec le monde musulman, à la fois pour les jeunes générations et l’Occident. Il peut regrouper un laboratoire de langue, une salle de conférence, de cours, d’exposition, de musique, une bibliothèque.
On y trouve également la salle de prière, d’ablutions, une salle mortuaire, éventuellement le bureau et l’appartement de l’imam, un hammam, un centre médico-social.