Actualités de l'Association
Toute l'actualité de l'OPR sur le blog de Béatrice de Andia
1. Membres de l'Association au 31 décembre 2009
L'OPR compte 380 membres.
2. Vie de l'Association
Assemblée Générale Ordinaire, 1er juillet 2010, 18h, Mairie VIIème Arrondissement - Paris
Stage de formation « Connaître et valoriser le patrimoine religieux », 8 février 2010, de 14h00 à 17h00, au CNFPT de Lyon, 18 rue Edmond Locard, 69005 Lyon
Colloque 4 février 2010 à Angers (Centre diocésain Saint Jean - 36 rue Barra), 15h30-19h30, organisé par l'Association "Foi et Cultures" : "Les églises paroissiales d’Anjou face à leur avenir"
Atelier "Agir pour les églises" - Abbaye de Beauport (22) - 22 janvier 2010
Atelier d'information juridique organisé par la Fnassem en collaboration avec la délégation Fnassem Bretagne. L'atelier aura lieu à l'Abbaye de Beauport à Paimpol (Côtes-d'Armor) le vendredi 22 janvier 2010 et se prolongera le samedi 23 janvier 2010 par une journée de visites.
Aujourd'hui, il y a consensus en France pour considérer que les églises, et en particulier les églises rurales, sont un signe identitaire fort : qui, croyant ou non, n'est pas attaché à son clocher ? Lieu de culte mais aussi lieu d'expression du sentiment collectif, les églises sont chères au cœur des habitants, et de plus en plus de touristes sont attirés par la richesse de ce patrimoine. L'Etat, l'Eglise catholique et les collectivités locales, tous s'accordent à dire qu'il faut restaurer et entretenir ces édifices et les garder ouverts. Pourtant, leur avenir est incertain. Alors comment agir ? Quel rôle peuvent tenir les associations ? Quelles rapports entretiennent-elles avec le maire, le curé et les autres acteurs ? Restaurer, oui mais avec quelle aide technique et quel financement ? Enfin, comment faire vivre ces édifices ? Telles sont les questions auxquelles les différents intervenants tenteront de répondre au cours de cette journée.
PROGRAMME
Atelier animé par le Bâtonnier Alain de la Bretesche, président de l'association des Journées Juridiques du Patrimoine, secrétaire général de la FNASSEM et de l'Observatoire du Patrimoine Religieux (OPR)
9h - Accueil / Laurence Meiffret, directrice de l'Abbaye de Beauport
9h05 - Introduction / Kléber Rossillon, président de la FNASSEM
9h15 - Le statut juridique des édifices cultuels / Maître de la Bretesche
- Edifices construits avant la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (1905)
- Edifices construits après 1905, les différents régimes de protection
- Circulaire du ministère de l'Intérieur du 25 mai 2009
- Exemples jurisprudence
10h15 - Eglises et chapelles : état des lieux / Béatrice de Andia, présidente de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR)
- Statistiques de l'OPR sur la situation des édifices cultuels en France et plus particulièrement en Bretagne
- Une action de l'OPR : "Ma pierre à l'édifice", un concours pour sensibiliser les collégiens bretons et leur permettre de mieux connaître et appréhender le patrimoine religieux architectural
10h45 - Pause
11h - Le rôle moteur des associations
- Les outils juridiques pour agir / Maître de la Bretesche
- Table ronde : relations avec les divers interlocuteurs (maire, curé, etc.) au travers d'un exemple de restauration d'une église en pays de Trégor-Goëlo
11h30 - Les aides à la restauration des églises et chapelles (1ère partie)
- L'action de la Fondation du Patrimoine en faveur du patrimoine religieux / Benjamin Mermet, responsable national des souscriptions, et des représentants de la délégation Bretagne de la Fondation du Patrimoine
- Quelques exemples d'aide à la restauration du patrimoine religieux breton / Olivier de Rohan-Chabot, président de la Sauvegarde de l'Art Français et membre de droit de l'OPR
- Les aides fiscales aux particuliers et aux entreprises / Maître de la Bretesche
13h - Déjeuner
14h - Visite de l'Abbaye de Beauport
14h45 - Les aides à la restauration des églises et chapelles (2ème partie)
- Les aides techniques / Stéphane Aubertin, Architecte des Bâtiments de France au Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine (ABF SDAP 22)
- Quelques exemples de chantier de restauration en Bretagne (église protégée / non protégée)
15h45 - Les actions culturelles dans les églises et chapelles
- Faire connaître les églises par des visites et des conférences, former les bénévoles / Gusti Hervé, président de la Sauvegarde du Patrimoine Religieux En Vie (SPREV), membre de la commission d'art sacré du diocèse de Quimper
- Régime d'utilisation extra-cultuelle : concerts, expositions, foire...
- Exemples d'animations dans les chapelles bretonnes
- La position de l'Eglise Catholique sur les manifestations culturelles
17h15 - ConclusionsRenseignements auprès de Béatrice de Andia au 01 40 16 14 39 ou par mail contact-opr@patrimoine-religieux.fr
Inscription avant le 8 janvier 2010 - Nombre de places limitéesPROLONGATION DE L'ATELIER
Vendredi 22 janvier 2010 : animation en fin de journée et dîner
Samedi 23 janvier 2010 : visites commentées d'édifices religieux
Chapelle Saint-Gonéry à Plougrescant
Cathédrale, cloître et trésor de Tréguier
Chapelle du Petit Saint-Loup à Plouézec
Eglise de Lanloup
Chapelle de Kermaria-Nisquit
Temple de Lanleff
Chapelle du Paradis à Pommerit-le-VicomteAtelier " Agir pour les églises" - Azay-le-Rideau (37), galerie troglodyte de La Chatonnière (02-47-45-40-29), Vendredi 2 octobre 2009
BILAN DU SALON INTERNATIONAL DU PATRIMOINE CULTUREL 2009
5 - 8 novembre 2009, Carrousel du Louvre, Paris
Thème 2009 : Patrimoine des ReligionsL'Observatoire du Patrimoine Religieux, partenaire
(Salle Gabriel Stand C27)Lors du 15ème Salon International du Patrimoine Culturel placé sous le signe du Patrimoine des Religions, l'OPR, fondé il y a 4 ans, présentait pour la première fois ses actions et son bilan.
Quatre grands panneaux illustrés de 150 photos évoquaient quelques régions recensées : l'Alsace, les Alpes Maritimes, la Basse-Bretagne et la Touraine. De plus, trois panneaux évoquaient les édifices menacés à partir des reportages réalisés par deux photographes amis, Eric Sander et Martin Loyer ainsi que plusieurs photos spectaculaires de l’église St Denis de Dreuil Hamel (Somme) et du clocher de l'église du Fief-Sauvin (Maine et Loire) en cours de destruction.
Une place d'honneur était réservée au projet MA PIERRE A L’EDIFICE, concours s'adressant aux collégiens de 5ème et 4ème, visant à modéliser les édifices religieux en 3D à partir des logiciels de Dassault Systèmes.
Enfin, nos principaux combats menés à Arc-sur-Tille, à Lumbres et à l’Hôpital Laennec ont été mentionnés.
Le succès remporté par notre stand a dépassé toutes nos espérances : il n'a pas cessé d'être fréquenté par des jeunes et de hautes personnalités qui se sont arrachés les documentations présentant l'OPR, ses partenaires et les églises menacées.
Lors du vernissage du Salon, les Ministres Fréderic Mitterrand et Hervé Novelli se sont longuement attardés sur notre stand, promettant de soutenir l'OPR et MA PIERRE A L’EDIFICE.
Par ailleurs, une table-ronde s'est déroulée au Studio de la Comédie Française le vendredi 6 novembre devant une salle comble remplie à 90% par des membres de l'OPR, qui ont chaussé des lunettes 3D pour voir, en présence de Nicole Dassault, les réalisations des écoles lauréates venues de Nevers et du Creusot.
Enfin Béatrice de Andia, présidente fondatrice de l'OPR, a été interviewé par de nombreux journalistes dont ceux de Radio Notre-Dame et du journal Le Monde.Le Salon International du Patrimoine Culturel 2009 a accueilli environ 20.000 visiteurs et 250 exposants. La prochaine édition aura lieu du 4 au 7 novembre 2010, sur le même site du Carrousel du Louvre. Serge Nicole, président des Ateliers d'Art de France qui a repris l'organisation du salon cette année, soucieux de traduire en actes sa volonté de donner un nouvel essor au Salon International du Patrimoine Culturel, va définir avec ses équipes les objectifs de la prochaine édition et au-delà. Il annoncera le thème de l'édition 2010 dans quelques semaines.
Convocation - Pouvoir - Rapport Moral
L’Observatoire du Patrimoine Religieux & la FNASSEM, avec la collaboration de la Sauvegarde de l'Art Français, et le soutien de la Fondation du Patrimoine, vous invitent à participer à un atelier sur le thème "Agir pour les églises".
Vous trouverez en PJ toutes les informations sur le déroulement de cette journée, avec une possibilité de prolongation par des visites.
(Atelier FNASSEM recto, Atelier FNASSEM verso, Fiche inscription Atelier)
Inscriptions et conditions avant le 20 septembre au siège de l’OPR – 17 C rue Blanche 75009 PARIS – 01-40-16-14-39 – chatonniere@gmail.com - Nombre de places limitées.
3. Visites conférences
Participation de 10 € par manifestation et par personne, pour les adhérents à jour dans leurs cotisations et 15 € pour les autres.
Lundi 13 septembre 2010
1. Visite du Potager du Roi, 14h30
Par Antoine Jacobsohn, Responsable du Potager du Roi,
Ecole nationale supérieure du paysage à Versailles
10 Rue du Maréchal Joffre - 78000 Versailles
Le Potager du Roi a été construit entre 1678 et 1683 par Jean-Baptiste La Quintinie, à la demande de Louis XIV. Ouvert sur le ciel, traversé par des lignes droites, c’est un exemple accompli de l’art du jardin français. Comme à son origine, le jardin est structuré autour d’une partie centrale, le « grand carré ». Celui-ci est divisé en seize « carrés » disposés autour d'un grand bassin, servant de réserve pour l'arrosage. Les « carrés » sont entourés de poiriers palissés en contre-espaliers. Répartis autour du « grand carré » et clos de hauts murs, une douzaine de jardins (vingt-neuf au XVIIe siècle) abritent des arbres fruitiers principalement. En 1873, lors de la création de l’École nationale d’horticulture sur ses terres, le Potager du Roi fut extrait de l’administration générale du domaine du Château et du Parc de Versailles. Aujourd’hui, les responsabilités de sa conservation et de sa valorisation sont confiées à l’École nationale supérieure du paysage (ENSP) de Versailles, établissement public sous la tutelle du ministère de l’Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche. La présence d’une école confère au jardin une dynamique qui dépasse la seule présence des plantes et des visiteurs.
2. Visite-conférence de la Cathédrale Saint-Louis, 15h30
Par Philippe Cachau, Chargé de recherches au château de Versailles
Place Saint-Louis - 78000 Versailles
Premier grand chantier religieux royal du règne de Louis XV, l’église Saint-Louis de Versailles, devenue cathédrale en 1802, constitue l’une des réalisations majeures de l’architecture religieuse du XVIIIe siècle. Bâtie en 1742-1754 par Mansart de Sagonne, dernier des Mansart, dans le style rocaille, elle fut complétée en 1764 par la chapelle néo-classique de la Providence de Louis-François Trouard. Les meilleurs peintres, sculpteurs et ornemanistes du XVIIIe siècle contribuèrent à sa décoration. La visite se portera sur les particularités stylistiques de ce monument majeur de Versailles, injustement méconnu.
Lundi 14 juin 2010, 14h30
Visite-Conférence de l’Eglise St Eustache
Par le colonel Christian Méric
2 Impasse Saint-Eustache, 75001 Paris
L’église Saint-Eustache est construite de 1532 à 1640. Son plan est celui d'une cathédrale gothique, tandis que sa décoration est Renaissance. Avec ses 33,5 m de haut, 100 m de long et 43 m de large, l'église Saint-Eustache est considérée comme l'un des plus beaux monuments religieux de Paris. Au cœur d’un quartier nouveau, Saint-Eustache a une vocation particulière d'accueil, animée, depuis 1922, par des prêtres de l'Oratoire. Elle fut jusqu'en 1969 l'église des Halles, elle est aujourd'hui l'église du Forum, ensemble urbain complètement renouvelé. En 1213, un bourgeois de Paris, Jean Alais, fonda une chapelle dédiée à sainte Agnès, une jeune vierge de Palerme martyrisée à Rome au 4e siècle, à l'emplacement du chœur de l'actuel bâtiment. C'est la première mention connue d'une église à cet emplacement. En 1223, la chapelle acquit le statut d'église, puis devint église paroissiale en 1303, dédiée à saint Eustache, dont la basilique de Saint-Denis lui avait offert une relique. Entre 1434 et 1495, l'église fut agrandie, grâce aux marchands du quartier, et devint à cette époque l'une des plus grandes et riches paroisses de Paris. Mais il fallait encore agrandir l'édifice, et le 9 août 1532, Jean de la Barre, prévôt de Paris, posa la première pierre de l'édifice actuel.
Jeudi 20 mai 2010, Mairie du VIIème, 18h
Conférence « Qu’est-ce qu’une église ? »
Par Alain Erlande-Brandenburg
116, rue de Grenelle, 75007 PARIS
Alain Erlande-Brandenburg, ancien directeur du musée national du Moyen Âge et du musée national de la Renaissance à Ecouen, directeur adjoint des Musées de France, directeur des Archives de France, directeur d’études à l’EPHE, professeur à l’Ecole des Chartres et à l’école du Louvre, membre du conseil d’administration de l’OPR, présente son dernier ouvrage : Qu’est-ce qu’une église ? en répondant aux questions de Boris Grebille, directeur des études de l’IESA (Institut d’Etudes Supérieures des Arts).
En Occident, les églises cathédrales et paroissiales ont façonné le paysage urbain et rural. Elles structurent le territoire de la ville et sont souvent le cœur du village. Le lien entre l’église et le cimetière, qui rapatrie très tôt la communauté des morts au côté de celle des vivants, crée une continuité des générations et une identité historique.
Mais qu’est-ce qu’une église ? Elle est d’abord le lieu du rassemblement des chrétiens, où se manifeste l’ecclesia. Elle rassemble clergé et laïcs pour célébrer le dialogue permanent des fidèles avec Dieu. Ces rassemblements rythment le temps commun autour des grandes fêtes (temps liturgique), le temps des familles (baptêmes, mariages, décès) et le temps personnel de chaque chrétien.
Signe dans la ville, lieu du rassemblement, l’église est une création humaine qui, par son architecture et son décor, présente ce dialogue avec son Dieu et de l’église avec la société. Naissant dans une société romaine où l’image est omniprésente, la pastorale chrétienne utilisera, dés ses débuts, la création artistique, d’abord à l’intérieur puis à l’extérieur des édifices.
Alain Erlande-Brandenburg retrace l’histoire de cette forme architecturale et de son décor, montrant comment elle est tributaire de deux évolutions qui s’interpénètrent, celle de l’église et celle des formes artistiques. Il livre une synthèse passionnante qui s’étend sur vingt siècles d’histoire, de l’Empereur de Rome Constantin à nos jours.
Jeudi 6 mai 2010, Bibliothèque François Mitterrand, 14h30
Visite-conférence de l’exposition Qumrân
Le secret des manuscrits de la mer Morte
Quai François Mauriac 75013 Paris
Un bédouin, Mohammed dit « le loup », découvre en 1947, dans une grotte de Qumrân, au bord de la mer Morte, sept rouleaux de cuirs écrits en hébreu. C'est ainsi que débute la plus importante et incroyable aventure archéologique du XXe siècle. Entre 1947 et 1956, bédouins et archéologues se livrent à une véritable compétition et découvrent onze grottes, de nombreux rouleaux des livres de la Bible dont certains intacts et des milliers de fragments vieux de plus de 2000 ans. On découvre aussi des documents anciens témoignant de l'existence d'une secte inconnue, contemporaine des manuscrits. Les hommes y respectaient des règles strictes de pureté. Ils vivaient dans l'attente du Messie et se préparaient à la guerre : à la fin des temps, conduit par un maître de Justice, ils vaincraient à tout jamais le Maître d'Iniquité. Les scientifiques tentent encore de répondre aux questions que soulève cette incroyable découverte. Qui étaient les habitants de Qumrân ? Les manuscrits leur appartenaient-ils ? Pourquoi l'accès aux manuscrits découverts à Qumrân fut-il limité ? Le grand public aussi s'enflamma pour le sujet : pourquoi mit-on autant de temps à divulguer le contenu des rouleaux ? Les manuscrits dévoilent-ils des épisodes inconnus de la vie de Jean le Baptiste ou de Jésus ? Pourquoi sont-ils encore aujourd'hui source d'ardentes polémiques ? Retour sur la découverte et un demi-siècle de recherche qui a permis et permet encore de renouveler notre connaissance de la naissance de la Bible.
Lundi 12 avril 2010, 14h30
Visite-conférence de l’Eglise Saint-François Xavier
Par François Loyer, Professeur et Historien de l’Architecture
Place du Président Mithouard, 75007 Paris
Saint-François Xavier est un exemple d’architecture religieuse de la seconde moitié du XIXème siècle. Sa façade est inspirée de la Renaissance italienne. La façade principale donnant sur le boulevard des Invalides est composée d’une partie centrale flanquée de deux tours carrées. Citons le bas-relief du fronton, Saint-François Xavier baptisant les habitants de l’Inde et du Japon par Gabriel-Jules Thomas.
L’intérieur de l’église présente un aspect classique : nef centrale avec chapelles latérales, transept et abside profonde. Mais puisque, à l’époque où elle fut construite, on refusait le parti gothique, des piles de colonnes séparent le chœur du déambulatoire. Grâce à son armature métallique, la voûte repose directement sur les murs latéraux, sans bas-côtés ou arcs-boutants. Seules quelques chapelles lui permettent de rester en équilibre.
Afin de mettre en valeur le chœur et de bien marquer sa séparation du reste de l’église, on le resserre par un arc triomphal reposant sur des colonnes et arcades latérales qui conduisent vers la chapelle de la Vierge. Cette disposition permet un jeu de perspectives accentuant l’effet de profondeur et conduisant le regard vers la statue de la Vierge de la chapelle axiale, sculptée par Jean-Marie Bonnassieux. Le décor peint postérieur à 1874 est l’œuvre d’Elie Delaunay, Alexandre Denuelle, Charles Lemeire et Romain Cazes.
Lundi 15 mars 2010, 14h30
Visite-conférence de la Chapelle de la Sorbonne
Par Alexandre Gady, Professeur d’Histoire de l’Art Moderne à l’Université de Nantes
Place de la Sorbonne, 75005 Paris
Lorsqu'en 1622, le Cardinal de Richelieu devient proviseur du collège de la Sorbonne, ce dernier n'est plus qu'un ensemble de bâtiments disparates et délabrés, groupés autour de la chapelle médiévale. Dès 1626, il décide de reconstruire l’ensemble des bâtiments, en conservant la chapelle, qui doit servir de séparation entre deux cours symétriques. Bientôt, un nouveau projet plus ambitieux se dessine : une nouvelle chapelle doit être édifiée à l’emplacement du collège de Calvi voisin, dégageant une vaste cour pour une Sorbonne agrandie, pour abriter la tombe du cardinal. Ces évolutions se répercutent sur la chronologie des travaux : les travaux du collège débutent en 1627, mas c’est seulement en 1635 que Richelieu pose la première pierre de la chapelle neuve, commencée l’année précédente sur les dessins de l’architecte Jacques Lemercier (v. 1585-1654). Elle ne sera achevée que l'année de la mort du cardinal, en 1642, dont les funérailles se déroulent dans un décor de travaux. L’intérieur, de style romain, fait la part belle à la stéréotomie, mais aussi au décor peint (pendentifs et coupole, par Philippe de Champaigne). Dans le chœur, on admire encore le tombeau de Richelieu, œuvre superbe de François Girardon (1694).
Lundi 15 Février 2010, 14h30
Visite-conférence du Temple du St Esprit
Par le Pasteur François Clavairoly
5 rue Roquépine, 75008 Paris
Deux luthériens sont à l'origine de sa construction : le baron Haussmann, préfet du Second Empire, et V. Baltard, architecte, directeur des travaux de la Ville de Paris. La construction du temple date de 1863 à 1865. Sur décision du baron Haussmann, en 1862, un terrain fut acheté rue Roquépine, en face d'une église méthodiste aujourd'hui disparue. Le projet de construction fut confié à V. Baltard et les travaux exécutés sous la direction de T. Ballu. Le clocheton fut ajouté au début du 20ème siècle. Le 3 décembre 1865, est célébré le culte de dédicace du temple. C'est dans ce lieu, le 6 juin 1872 que se tient le synode national, le premier autorisé officiellement depuis 1659, et celui de 1938 consacrant la réunification de l'Eglise réformée de France. C. Mutin, reconstruisit en 1898, sur les plans du Maître, un nouvel orgue à l'Eglise du Saint-Esprit, où existait un ancien orgue de J. Merklin, et dont il conservera la soufflerie, le buffet et quelques tuyaux. Cet instrument est musicalement l'un des plus beaux orgues de Paris.
Lundi 25 Janvier 2010, 14h30
Visite-conférence de la chapelle de l'Ecole Militaire
Par Claude Trabuc et Frédéric Jimeno, Président et membre du Conseil d’Administration de l’Association des Amis de l’Ecole Militaire.
1 place Joffre, 75007 Paris
LA ROTONDE. Chapelle initiale de l’École militaire, œuvre d’A.J. Gabriel et de Portier, était prévue pour les élèves. La rotonde Gabriel, du nom de son architecte, abrite aujourd’hui l’un des deux points de restauration de l’École militaire. C’est un bâtiment de forme octogonale coiffé d’une coupole aplatie et éclairée par quatre « œil de bœuf ». Elle est précédée sur chaque façade d’un avant corps d’un étage avec fronton rectangulaire et balcons à balustres. Après la fermeture de l’institution royale à la Révolution, la chapelle tombe dans l’oubli, puis devient une sellerie. C’est n’est qu’en 1945 qu’elle est remise en état et transformée en mess des officiers.
LA CHAPELLE SAINT LOUIS fut bâtie d’après les plans de A.J Gabriel en l’honneur de St Louis. Saccagée pendant la Révolution et très longtemps inutilisée, la chapelle est rendue au culte en 1952. Plafond en voûte surbaissé et grandes colonnes corinthiennes fondues dans le mur. L’ensemble bénéficie d’une belle luminosité qui accentue la simplicité et l’élégance de la chapelle. Bien que plusieurs éléments aient disparu, on peut s’arrêter devant la porte du tabernacle de bronze, qui représente Jésus instituant le sacrement de l’Eucharistie ; lever les yeux vers la voûte (haut-reliefs, et anges au-dessus de l’autel et de l’orgue) ; observer le bas-relief : Saint Louis, sur une chape cachant une crosse d’évêque, à gauche de l’autel. La chapelle est décorée de neuf tableaux (onze à l’origine) illustrant la vie de Saint Louis, plutôt que le chemin de croix traditionnel. L’œil attentif peut y repérer un romain, un oriental, un musulman. Enfin, la chapelle héberge un étonnant trésor dans son sous-sol : une crypte contenant les restes de Pâris Duverney, le fondateur de l’École militaire et secrétaire des Finances de Louis XV.
Lundi 14 décembre 2009, 14H30
Visite-conférence de l'église Saint-Paul Saint-Louis
Par Martine Constans, Conservateur en chef des Archives Nationales
99-101 rue Saint-Antoine 75004 Paris
La construction de l'église jésuite Saint-Paul débute en 1627, sur ordre de Louis XIII. Elle est bâtie par les architectes jésuites Etienne Martellange et François Derand. Les travaux progressent rapidement et la première messe y est célébrée en 1641, par le cardinal de Richelieu. La façade de l’église jésuite de Saint Paul s'inspire de celle de Saint-Gervais-Saint-Protais, achevée quelques années auparavant, et dans les trois niveaux d'élévation distincts, on retrouve le recours aux colonnes jumelées et aux niches du second niveau. L'intérieur est éclairé par les larges fenêtres hautes et par la coupole percée de baies. L'église abrite de nombreuses œuvres prestigieuses, comme une Vierge de douleur de Germain Pilon et un tableau de Delacroix. Classée à l'inventaire des Monuments Historiques en 1887, Saint Paul Saint Louis est inscrite en 1975.
Lundi 16 novembre 2009, 14H30
Visite-conférence de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais
Par le Colonel Christian Meric
Place Saint-Gervais 75004 Paris
L'église actuelle, dont la construction a duré près de 150 ans, a étécommencée en 1494. Elle est située sur l'emplacement d'une ancienne basilique du VIème siècle, premier bâtiment connu sur la rive droite. Bien que l'édifice soit principalement gothique, la façade, achevée en 1621, est l’œuvre de Salomon de Brosse et Clément II Métezeau. Inspirée du classicisme français, elle regroupe les trois ordres dorique, ionique et corinthien. A l'intérieur, la vaste nef est ponctué de colonnes nervurées et décoré de tableaux et de sculptures. Les splendides vitraux du XVIème siècle de Jean Cousin et Robert Pinaigrier côtoient les verrières contemporaines de Sylvie Gaudin et Claude Courageux. Les stalles en bois sculptées commandées par François Ier contribuent à la richesse de cet édifice, de même que l'orgue monumentale de Cliquot. A partir de 1653 l'église Saint-Gervais a accueilli pendant près de deux siècles les Couperin, une des plus grandes familles de musiciens français. L'édifice est classé à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1862 et inscrit depuis 1975.
Lundi 19 octobre 2009, 14H30
Visite-conférence de l'église Notre-Dame-de-Lorette
Par Claire Constans, Conservateur général honoraire du Patrimoine
18 rue de Châteaudun 75009 Paris
En 1822 est organisé un concours pour l'édification d'une église dans le quartier nouveau de Saint-Georges. Le projet retenu est celui du néo-classique Hyppolite Lebas, élève de Percier. Les travaux commencent dès 1823 et s'achèvent en 1836, date de la consécration de l'église. Elle s'inspire des basiliques romaines . La façade composée d'un portique à quatre colonnes corinthiennes surmonté d'un fronton triangulaire à acrotères allégoriques a été décorée par plusieurs sculpteurs, notamment Foyatier ou Leboeuf Nanteuil. Le riche décor intérieur est un bel exemple de la peinture religieuse officielle pendant la Restauration et la Monarchie de juillet. Il abrite, de part et d'autre de la grande coupole peinte par Delorme, des tableaux de Heim et de Drolling. La chapelle des Litanies de la Vierge, décorée par J.V. Oursel (élève de P.N.Guérin) est inspirée des primitifs italiens. Des sculptures et des vitraux complètent le décor. L'édifice a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1975.
