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Actualités de l'Association

Rubrique Presse

Quelques mots sur l'OPR

L'Observatoire du Patrimoine Religieux (OPR), a été fondé en 2006 par Béatrice de Andia. Il participe activement au rayonnement et à la sauvegarde du patrimoine cultuel français. Il propose également le seul inventaire complet du patrimoine religieux français (en cours de constitution).

A ce titre, l'OPR intervient notamment dans la défense de la chapelle de l'ancien hôpital Laennec à Paris

Contact presse

Maxime Cumunel : 01 40 16 14 39 / mcumunel@gmail.com

Communiqués de presse

 

Laënnec : une chapelle d’hôpital

transformée en salle polyvalente
 

Conduits par l’OPR,
le Comité Laënnec-Turgot et les associations des familles La Rochefoucauld, Turgot et Camus demandent le retour au culte de la chapelle et l’ouverture au public de la cour d’honneur


Paris, le 17 février 2011Appuyé par une pétition de 9 000 signatures, l’Observatoire du Patrimoine Religieux, le Comité Laënnec-Turgot et les familles des hommes d’exception inhumés dans la chapelle de l’ancien Hôpital Laënnec rappellent que ce lieu de culte jadis ouvert au public, vendu à une entreprise privée, voit son accès réservé aux seuls résidents de l’ensemble immobilier projeté, et sollicitent sa réouverture, son affectation exclusive au culte, avec un libre accès par la cour d’honneur.

Couvrant 4 hectares, dont 2 hectares d’espace vert, en plein cœur de Paris, cet ensemble, transformé par ALLIANZ en bureaux et résidences, devient sous le nom de PARIS 7 RIVE GAUCHE, une place forte réservée à une élite, vendue jusqu’à 20 000 € le m2… et sa chapelle doit devenir une « salle polyvalente »

Construite en 1634 par Christophe Gamard, l’Hospice des Incurables - devenu deux siècles plus tard Hôpital Laënnec - dispose, jusqu’en 2000 d’un lieu de culte qui rayonne sur toute la capitale. Classée monument historique, les Parisiens y sont très attachés car elle abrite, entre autres, les tombeaux des fondateurs de l’Hospice des Incurables : le Cardinal de La Rochefoucauld, l’évêque de Belley, Monseigneur Camus, et des membres de la famille Turgot, dont le Prévost des marchands et le célèbre Ministre.
L’Hôpital Laennec, qui appartenait à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, a été vendu, le 31 juillet 2002, à la société COGEDIM, qui l’a ensuite cédé à ALLIANZ, actuel propriétaire. Ses services hospitaliers ont été transférés sur le site de l’Hôpital Européen Georges Pompidou. On peut lire dans le contrat de vente que l’hôpital a été désaffecté c’est à dire qu’il ne fait plus partie du domaine public. Mais cet acte officiel omet de préciser que la chapelle n’a « jamais été réduite à un usage profane » ainsi que le confirme l’archevêché de Paris (9 février 2011).

Or seule une procédure de désaffectation comportant l’approbation par, les autorités religieuses et le Préfet permettrait de lui retirer les qualités qui s’attachent à l’usage cultuel, c'est-à-dire exclusivité, gratuité, imprescriptibilité et inaliénabilité. C’est donc sans droit ni titre d’usage que le nouveau propriétaire, ALLIANZ, pense être libre de faire de la chapelle ce que bon lui semble.
Cette chapelle, édifice d’une grande qualité architecturale, autrefois destiné aux plus nécessiteux, ne peut devenir l’apanage d’une élite richissime…enfermée dans un ghetto réservé.

Aux termes du projet soumis à l’enquête publique (décembre 2005 - page 8), cette chapelle est « destinée à recevoir des manifestations culturelles ». De quelle salle polyvalente s’agira-t-il et jusqu’où ira-t-on : conférences, concerts, cocktails, dancing… ? Des dalles funéraires constituent le sol de la chapelle, dansera-t-on sur les tombes ?

Le promoteur affirme qu’une fois les travaux fini ce lieu de culte sera fermé au public. Cette décision unilatérale contrevient :

  • à sa dimension culturelle, sacrée et exclusive, ce lieu de culte n’étant pas désaffecté par l’autorité publique et l’archevêché
  • à sa vocation funéraire, puisque les innombrable ayants droit des personnes inhumées dans la chapelle son, selon le code civil, propriétaires indivis des sépultures auxquelles ils doivent avoir libre accès
  • à l’identité même d’un lieu de mémoire qui pourrait avoir un rayonnement international (à l’instar de la tombe d’Adam Smith, émule de Turgot, qui accueille des milliers de visiteurs chaque année)

Autre menace, structurelle et patrimoniale : depuis la vente du site, son entretien n’est plus assuré. Ainsi, le 7 décembre 2010, l’OPR a fait ouvrir cette chapelle aux familles des hommes d’exception qui y reposent. Ils ont constaté qu’elle est à l’abandon ainsi que les sépultures qu’elle abrite, et que plusieurs éléments, pourtant classés Monuments historiques, ont disparu ou sont endommagés.

L’OPR, le Comité Laënnec-Turgot et les associations des familles La Rochefoucauld, Turgot et Camus demandent que l’on respecte l’affectation au culte de cette chapelle et son libre accès au public tant par devant, la Cour d’Honneur, que par derrière, le Jardin de Catherine Labouret.

Ils en appellent, chacun pour ce qui concerne ses compétences au ministre de la Culture garant de l’intégrité du monument, à l’Assistance publique de Paris qui a vendu des tombes inaliénables, à la Cogedim et au ministère des cultes qui sont comptables de la bonne application de l’article 2 de la loi de 1905, entre autre, aux édifices hospitaliers, pour que cesse cette situation intolérable.
A défaut d’une initiative forte à bref délai ils en tireront les conséquences judiciaires et engageront toutes les responsabilités.
Une telle initiative pourrait être une médiation de l’un des ministères cités.

 

Observatoire du Patrimoine Religieux :
un Fonds de dotation au service du patrimoine cultuel

Paris, le 5 février 2011L’Observatoire du Patrimoine Religieux (OPR), association multiconfessionnelle œuvrant à la connaissance et à la protection du patrimoine cultuel français, a créé en janvier 2011 un Fonds de dotation portant son nom. Il lui permettra de développer son action au service du patrimoine le plus menacé de France : le patrimoine religieux.
Le Fonds de dotation de l’Observatoire du Patrimoine Religieux, présidé par Edouard de Lamaze et animé par trois administrateurs aux compétences reconnues, constitue la pierre angulaire de la stratégie de l’OPR. Il contribue à ses côtés, à une meilleure connaissance et à une protection accrue du patrimoine cultuel français.


Le Fonds de dotation de l’OPR : un outil au service de la protection du patrimoine religieux

Institués par la loi de modernisation de l’économie du 4 aout 2008, portée par Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, les Fonds de dotation ont vocation à permettre un meilleur financement de toute œuvre d’intérêt général. Confronté à une recrudescence des projets de destruction de monuments cultuels, l’OPR souhaite ainsi amplifier son action en faveur de la connaissance et de la protection de ces monuments.

« Développer la connaissance du patrimoine religieux, contribuer davantage à son rayonnement et assurer sa protection, telles sont les missions de l’OPR, désormais facilitées par son Fonds de dotation dont je tiens à remercier chaleureusement les initiateurs, Maîtres Vincent Roussel et Alain de La Bretesche, le Président, Maître Edouard de Lamaze et les administrateurs, Eric Labaume, Trésorier de l’OPR et du Fonds, Maîtres Jean Hughes Carbonnier et Gérard Nicolaÿ », déclare Béatrice de Andia, Présidente et Fondatrice de l’Observatoire du Patrimoine Religieux.

« En tant qu’avocat et en tant que citoyen, je constate que ce type de fonds apporte une réponse adaptée aux besoins de nombreuses associations, qui, pour assurer leur survie ou leur développement, doivent stabiliser leurs ressources. C’est, à mon sens, une des réformes les plus intelligentes mises en place en France ces dernières années, et il faut la mettre au crédit de Madame Christine Lagarde, Ministre des Finances, qui prête une oreille toujours attentive aux besoins de l’économie sociale, véritable pilier de la société française. Grâce à son action, l’OPR assurera son avenir en œuvrant à la protection du patrimoine cultuel, et ce, pour le plus grand bien des générations futures », indique Edouard de Lamaze, Président du Fonds de dotation de l’OPR.

Le Fonds de dotation de l’OPR a pour objet de conduire et de soutenir les activités d’intérêt général à caractère culturel et réunir tous les éléments d’information sur le patrimoine religieux interconfessionnel, public ou privé, situé en France, et de le faire connaître pour contribuer à sa mise en valeur et à sa conservation. Afin de développer son objet social, ce Fonds pourra notamment détenir des actifs dont les revenus seront de nature à permettre de satisfaire les missions du Fonds de dotation ; soutenir tout organisme d’intérêt général poursuivant des buts similaires aux siens ou se situant dans le prolongement de son objet.


L’Observatoire du Patrimoine Religieux : des ambitions renouvelées

Initiée depuis plus d’un an, la création du Fonds de dotation permet à l’Observatoire du Patrimoine Religieux de passer à une nouvelle étape de son développement, lui assurant d’autres ressources, facilitant ainsi son action en faveur du patrimoine religieux.

Fort de près de plus de 700 membres, l’OPR a prouvé sur l’ensemble du territoire national, la légitimité et la pertinence de son action. Celle-ci présente un bilan exceptionnel :

  • Un inventaire participatif du patrimoine cultuel français, qui couvre déjà plus de 54 000 édifices, dans 54 départements,
  • Un concours, Ma Pierre à l’Edifice, lancé conjointement avec Dassault Systèmes et l’Education Nationale, qui sensibilise les collégiens aux problèmes du patrimoine et suscite des vocations d’ingénieurs,
  • Des outils de communication modernes qui permettent à ses membres et à ses 5000 sympathisants de se tenir informés de la vie du patrimoine religieux,
  • Des dizaines d’édifices, hier en péril, aujourd’hui sauvés, classés, ou en cours de sauvetage grâce à son action.

Véritable force de conseil auprès des propriétaires et des acteurs défendant ce patrimoine, l’OPR intervient de plus en plus comme partenaire naturel des responsables de monuments cultuels, classés ou non.

« A l’aube de notre cinquième année d’existence, je suis très fière de notre bilan, qui prouve la pertinence de notre action. Régulièrement confrontée à une volonté de destruction d’un patrimoine inestimable, je m’inscris, avec l’OPR, comme un adversaire farouche de ces procédés ; je suis très heureuse de constater que des milliers de sympathisants sont derrière moi, ainsi que l’opinion publique émue par les menaces qui pèsent sur le patrimoine religieux », précise Béatrice de Andia.

« Je suis depuis des années le remarquable travail de Béatrice de Andia, qui a su pointer du doigt les menaces pesant sur patrimoine cultuel français, que d’aucuns ignorent encore. Convaincu de la qualité de son action, je suis heureux de pouvoir, aujourd’hui, y prendre une part active avec l’aide de mes estimés collègues : Maîtres Carbonnier et Nicolaÿ, et Monsieur Eric Labaume. Nous avons à cœur d’accompagner le développement de l’OPR, et, à travers lui, de contribuer activement à la protection de ce patrimoine en danger ! Il ne nous reste plus qu’à trouver des fonds, et nous n’hésiterons pas à faire appel aux amoureux du patrimoine pour nous aider !», conclut Edouard de Lamaze.