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La vente de Saintes Reliques

Le commerce de reliques est interdit, pourtant...

En dépit de l’interdiction soulevée par le canon 1190 du Code de Droit Canonique, concernant la vente des Saintes Reliques, celles-ci sont encore, parfois, l’objet de ventes aux enchères. L'Eglise désapprouve et la loi est claire à ce sujet, dans le Code Civil il est stipulé que « Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence », un second article précisant que « les conventions ayant pour effet de conférer une valeur patrimoniale au corps humain, à ses éléments ou à ses produits sont nulles».

Maitre Patrice Biget, commissaire-priseur à Alençon est l’un des rares, en France,220px-relique_marie_madeleine.jpg à organiser ce type de ventes, il soutient cependant l’existence d’un véritable marché pour les anciens objets de culte et les reliques : "Les prêtres traditionalistes sont très intéressés par les vêtements liturgiques et les vases sacrés, les orthodoxes par les reliques, mais il y a aussi des particuliers collectionneurs" dit-il.

L’Eglise s’inquiète de l’avenir promis aux reliques qui seront dispersées lors de ces ventes. En effet, on ne peut pas vraiment être certains de la bonne foi des acquéreurs... Le journal "La Croix" nous informe, par ailleurs, que des sites internet comme eBay, par exemple, proposent des reliques dans leurs annonces. Dans ces conditions, comment est-il possible de contrôler la destination des Saintes Reliques? 

Il est important, en outre, de rappeler que les Reliques sont souvent une proie facile pour les faussaires. Il n'existe aucun moyen scientifique de prouver l'authenticité des reliques. On peut bien entendu certifier qu'il s'agisse de restes humains mais il est impossible d'identifier formellement les Saints. 

En lien un article de Ouest France du 30/11/12 concernant ces ventes