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A Saint-Jean-de-Monts, la chapelle Sainte-Thérèse vit ses derniers instants, promise à une destruction totale

Voilà la Vendée encore atteinte dans son patrimoine ; après la belle abbaye des Fontenelles à La Roche/Yon, qui tombe en ruine, c'est maintenant une chapelle de Saint-Jean-de-Monts que le diocèse voudrait voir remplacée par un nouvel édifice soi-disant plus fonctionnel mais sans passé, sans charme et dont l'architecture impersonnelle dénoterait tant dans le paysage balnéaire.

stjeandemont.jpg Au sud de Saint-Jean-de-Monts, sur la limite avec Saint-Hilaire-de-Riez, le quartier de la plage des Demoiselles (tient son nom du terrain hérité de deux sœurs) connut la mise en place de nombreux pavillons d’habitation et de villégiature, mais aussi de quelques villas à l’architecture éclectique, hôtels, commerces alimentaires…

Conjointement à la naissance de ce quartier, la chapelle Sainte-Thérèse fut consacrée en 1932 sur un terrain de 2000 m2 acheté par l’association diocésaine de Luçon.

Au sujet de l’architecture, la chapelle en fibrociment, métal et bois, présente nombre de cractéristiques propres à la période artistique et au caractère balnéaire de la ville.

mer.jpg jeandemont.jpgEn effet, on peut remarquer par exemple la verticalité régulière art-déco, la voûte rappelant une coque de bateau renversée ou encore un vitrail traitant de l'étoile de la mer.

jeandemont.jpg

 

 

Ajoutons à cela les angles brisés en couronnement des ouvertures (lucarnes, porche…). Il n’est pas faux de penser à une influence de la chapelle sur les autres bâtiments.

vitraux.jpgAu sein de la chapelle se trouvent onze vitraux de style moderne commandés et offerts par le baron Jacques d’Assignies dans les années 1960. Ils traitent de la Vierge Marie et de sainte Thérèse.

La fiche d’inventaire réalisée en 2011 par le service patrimoine de la Région des Pays de la Loire qui parle de « bon état ». Malgré tout, l’avant-projet présenté par la paroisse Saint-Martin-des-Monts (et validé par le Diocèse de Luçon) le 23 avril 2014 est celui d’une chapelle entièrement neuve dessinée par le cabinet local OPS et d’une superficie totale de 230 m2 (contre plus de 600 m2 pour la totalité des bâtiments actuels). Sur le plan technique, rien n’empêche donc la sauvegarde, la restauration et l’agrandissement respectueux du bâtiment patrimonial de 1932il est comme évident que la question patrimoniale a été éludée au motif de problématiques financières, certes légitimes mais considérées comme infranchissables.

Pareillement, le remplacement d’un élément architectural baigné de l’affection des générations qui ont vécu et grandi autour, par une structure contemporaine relativement banale, est extrêmement gênant vis-à-vis du quartier et de sa croissance autour de la chapelle originelle.

Sur le plan patrimonial comme religieux, la perte d’un symbole greffé à nombre d’histoires familiales et personnelles est un élément dont on a minimisé l’importance. Garder les vitraux est insuffisant alors même que le bâtiment actuel est absolument sauvable. Prévus pour débuter à l’automne 2014 et s’achever à l’été 2015, les travaux ne sont pas lancés à ce jour.