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Draguignan : Chapelle des Capucins sauvée !

Une chapelle d’hôpital du Var, menacée de destruction imminente, est sauvée grâce à l’intervention énergique de l'OPR et de fantastiques passionnés de la région !

Avant

 

 

Historique

Dans les premières années du XVIIe siècle, les frères Capucins arrivent à Draguignan et construisent ce bel édifice caractéristique du style "classique", avec sa sobriété franciscaine.
Au sein de ce couvent se trouve la chapelle. Celle-ci est constituée d’une nef à 3 travées, voûtée d’arêtes en croisées d’ogives sur arcs doubleaux, d’une tribune reposant sur deux piliers massifs encadrés de pilastres, surplombant le portail d’entrée, d’un baptistère et de deux petites chapelles dédiées à la Vierge-Marie et à Saint Antoine. L’autel majeur et ceux des chapelles datant des XVIII et XIXe siècles possèdent des décors de qualité en marbre polychrome. La chaire en stuc peint et bois est de la même époque.
A partir de la Révolution, on y installe blessés et malades de l'Armée d'Italie, puis les civils et les enfants abandonnés. Jusqu’en 1985, elle conserve son rôle définitif de chapelle de l’hôpital : l’Hôtel-Dieu. Depuis près de 30 ans, elle est abandonnée de manière déplorable et est sujette à de multiples dégradations : arrachements, tags… effectués par des individus qui viennent la « squatter ».

 


Cette situation s’aggrave de jour en jour et rien ne semble être fait pour prévenir un tel vandalisme. Heureusement, une association locale a déposé à la paroisse voisine tableaux et autres œuvres d’art.

Cette chapelle présente un intérêt architectural certain comme le souligne le conservateur du patrimoine car rien n’indique que l’église ait été modifiée depuis 1600 d’où l’importance, pour les Dracénois, de la préserver.

 

Problématique

La direction de l’hôpital a mis en place une déclaration de péril, pour empêcher les habitués d’y pénétrer, avec le projet de destruction de la chapelle et la construction d’un parking.
Les infiltrations d’eau de pluie sur les voûtes (une partie de la toiture est en mauvais état) et les dégradations sauvages que l’église a subies ces dernières années n’ont, cependant, pas entamé la structure même de l’édifice qui reste intacte: les chaînages d’angles, les piliers et pilastres, les divers arcs et les corniches soigneusement moulurées, tous en calcaire gris de bonne qualité, ne montrent nulle part de fissure ou de déplacement. Ni l’abside et son emmarchement, ni la tribune sur ses piliers n’ont bougé.

Si la démolition des trois quarts sud de l’ancien Hôpital est inévitable, il faudrait, néanmoins que les responsables (élus, directions de l’hôpital, …) comprennent que sauver et restaurer la chapelle reste essentiel pour la pérennité du patrimoine local, d’autant que rien n’indique que le sanctuaire ait été désacralisé.
La destination serait soit de rendre le sanctuaire au culte, soit d’en faire un espace d’expositions pour les projets, les réalisations et activités du Centre Hospitalier lui-même, (associations hospitalières ou para-hospitalières, ou associations de la ville présentant des projets en rapport avec la santé publique).
L’association de défense de la chapelle souhaiterait pouvoir la racheter mais le Centre Hospitalier de Dracénie propose, jusque là, un prix de vente trop élevé.

 

Depuis un peu moins d'une semaine, le permis de démolir est suspendu par l'instance de protection soumise à la Commission régionale d'avril ce qui laisse un peu de répit à cet édifice. Cependant, les dégradations continues, sans émouvoir la Direction : la plaque de marbre à la mémoire de Pierre Clément, membre de l'Institut et généreux donateur, pourtant apposée à plus de 2 m de hauteur, a été cassée en plusieurs morceaux...
 

Pour en savoir plus : Cliquez ici

 

Après

Le directeur du Centre Hospitalier de Dracénie souhaitait démolir l’ensemble de l’hôpital dont la chapelle du XVIème siècle, dite chapelle des Capucins. Le coût de cette destruction était estimé à 460 000 euros alors que le sauvetage de la chapelle ne coûterait que 130 000 € de plus, selon l’entreprise chargée de la démolition.

Les frères Capucins étaient arrivés à Draguignan en 1599 et avaient construit ce bel édifice de 1600 à 1603, caractéristique du style "classique", avec sa sobriété franciscaine :

  • une nef à 3 travées, voûtée d’arêtes sur arcs doubleaux,
  •  une tribune reposant sur deux piliers massifs encadrés de pilastres, surplombant le portail d’entrée et un baptistère,
  • un chœur semi-circulaire éclairé de 2 fenêtres hautes, voûté en cul-de-four, précédé d’une travée voûtée d’ogives et d’un arc triomphal en plein cintre,
  • deux courtes chapelles ouvertes de part et d’autre de la 2e travée, dédiées à l’une à la Vierge Marie et l’autre à Saint Antoine.

Cette chapelle représente 20% du bâti de l’hôpital, lequel avait été construit et financé par la commune qui avait tout payé du terrain jusqu'à la cloche. Après la Révolution, la chapelle fut dévolue aux blessés et malades de l'Armée d'Italie, puis aux civils et enfants abandonnés. Très vite retournée à son rôle définitif de "chapelle de l'Hôpital", elle fut abandonnée en 1985, livrée aux squatters jusqu'à nos jours.

Les tableaux, œuvres d'art et autres trésors furent déposés à la paroisse.

La position de l’Observatoire du Patrimoine Religieux

La chapelle de l’hôpital de Draguignan est un monument important de la mémoire locale et doit être préservée et restaurée. Dotée d’une nouvelle fonction, elle pourrait être ouverte à tous et, si possible, retrouver une partie de son décor.
Seule une mobilisation de tous a permis de sauver cette chapelle alors que les travaux de démolition avaient commencé.

C’est ainsi que, suite à la demande d'Inscription formulée par le conservateur en chef des MH de la région PACA, Monsieur Robert Jourdan, le permis de démolir accordé au Centre Hospitalier Dracénie a été annulé. Celui-ci était lié à une demande de permis de construire toujours en attente.

L'essentiel, c’est-à-dire la préservation, étant acquise, le problème de la conservation de l'église reste entier, à commencer par sa mise hors-d'eau, car la couverture de tuiles est abîmée et prend l'eau... Restons vigilants, en espérant que tous les partenaires dans cette affaire le seront aussi.