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La chapelle et l’ancien Collège catholique de Combrée (Maine-et-Loire, 49) sont menacés !

L’ancien Collège catholique, dit Institution libre de Combrée, est l’un des monuments les plus emblématiques de l’histoire du Haut-Anjou. Ses bâtiments à l’architecture monastique marquent tout le paysage environnant de leur silhouette imposante : c’est un point focal dans la topographie de ce bourg d’un peu moins de 3 000 habitants. Ce patrimoine architectural est aujourd’hui menacé de destruction partielle.

Du petit pensionnat de l’abbé Drouet à l’Institution libre de Combrée…

À son arrivée dans la commune de Combrée en tant que curé, l'abbé François Drouet (1775-1837) fonda une école presbytérale, qu’il transforma deux mois plus tard en un petit pensionnat pour accueillir une vingtaine d’enfants.

En 1823, un collège est créé avec un statut de petit séminaire pour accueillir environ trois cents élèves. Comme les bâtiments étaient devenus trop exigus, de nouveaux corps de logis furent édifiés.

 

Le Collège catholique de Combrée

À la mort de l’abbé Drouet, c’est l’évêque du diocèse, Monseigneur Angebault, qui reprend les choses en mains avec le soutien du nouveau ministre de l'Instruction Publique, Alfred de Falloux : en 1849, le séminaire devint une institution secondaire, et ses élèves purent dès lors se présenter au baccalauréat.

La construction d’un nouvel ensemble (comprenant une chapelle) fut alors décidée, et un terrain fut acquis à cet effet : le coteau de La Primaudière. Les bâtiments du Collège catholique de Combrée ont été édifiés à partir de 1854 d’après les plans de l’architecte diocésain Duvêtre : la première pierre fut posée le 19 avril.
En octobre 1858, la première aile était achevée et en 1859, les anciens bâtiments étaient abandonnés.

Ce Collège catholique bénéficiait, aux cotés de Monseigneur Angebault, évêque d’Angers, d’un support national prestigieux, et fut longtemps considéré comme le fer de lance de l’enseignement privé dans l’Ouest de la France. Pendant près de deux siècles, il a connu un développement constant en formant quelque 20 000 élèves, avant de fermer en 2005. Il a été racheté par la Société 2IDE pour y établir l’EPIDE (Etablissement Public d’Insertion de la Défense), un centre d’insertion pour jeunes volontaires : fin 2006, les lieux sont en partie investis à cette intention.

 

La chapelle du Collège catholique

La chapelle, dont la façade antérieure ouvre sur l’une des cours du Collège, fut consacrée le 27 juillet 1858, et accueille la sépulture de l'abbé Drouet qui avait été transférée à cette occasion.

 

La chapelle, de style néogothique, se structure suivant un plan allongé.

Dépourvue de transept, elle se compose d’une nef à trois vaisseaux, prolongée par un chevet polygonal à déambulatoire et chapelles rayonnantes. Voûtée d’ogives, elle suit une élévation à trois niveaux : grandes arcades brisées, triforium aveugle et fenêtres hautes.
Ses vitraux sont l'œuvre du maître verrier Lucien Léopold Lobin de Tours.

 

Problématique

En 1999, le site du Collège de Combrée, alors encore en service, a bénéficié d’une enquête par le service de l’Inventaire général du patrimoine culturel, sans toutefois avoir obtenu une mesure d’inscription ou de classement. Il faut relever que cette étude ne concernait que les bâtiments « laïcs », et n’avait pas traité la chapelle.

Aujourd’hui, sur les 15 000 mètres carrés que représente la surface totale des bâtiments, seule la partie affectée à l'EPIDE a été rénovée. En ce qui concerne les 10 000 mètres carrés restants (dont fait partie la chapelle), fermés à ce jour, l’avenir est plus qu’incertain.

En effet, la municipalité s’intéresse de près ces derniers temps à une grande partie du parc dans lequel se trouvent les bâtiments de l’ancien Collège et a pour projet de le lotir ; néanmoins, la société 2IDE n’a reçu aucune demande formelle d’acquisition. Des projets de destruction partielle des bâtiments, documents issus de bureaux d’étude à l’appui, circulent aujourd’hui, sans qu’aucune vision globale ou réflexion d’ensemble n’ait été envisagée : si aucun projet n’a encore été définitivement arrêté, l’état des lieux laisse présager le pire.

 

sources:

Mérimée IA49001224
http://www.combree.fr/du_college_a_.html