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Eglise Saint-Eloi de Vierzon, un autel pour francs maçons ?

L'église Saint-Eloi de Vierzon, propriété du Diocèse de Bourges, aurait été vendue en mai 2013 à la commune de Vierzon (Berry) pour 170 000 €. Celle-ci envisagerait de la confier aux Francs-maçons du cru, qui en feraient leur lieu de réunion.
Le mobilier liturgique sera, pour sa part, transféré dans d'autres églises des environs.

Un maire communiste qui rachète une église pour envisager de la revendre à une loge maçonnique locale, voilà un scénario atypique.

Dans son dernier bulletin paroissial, le diocèse de Bourges affirme avoir vendu l'église vierzonnaise Saint-Éloi, sans toutefois préciser le nom de l'acquéreur. « Le temps de s'en séparer est venu », lit-on simplement. Avant d'inviter les paroissiens à une dernière messe le 22 juin (*). Contacté, l'économe diocésain Patrick Lemaréchal confirme que c'est la ville de Vierzon qui est acheteur. « Elle a fait jouer son droit de préemption sur la motivation de créer une salle polyvalente associative. » La décision des francs-maçons est attendue.

La date limite de vente était fixée au 17 juin. À l'automne dernier, l'idée d'une mosquée avait créé la polémique, qui s'était éteinte avec le renoncement de la communauté musulmane. Puis, une obscure confrérie de Saint-Éloi, qui revendiquait vouloir conserver le lieu dans le monde chrétien, s'était mise sur les rangs en décembre dernier. Elle a lancé plusieurs campagnes de dons pour réunir la somme de 170 000 euros (estimation des Domaines) demandée par le vendeur. Contacté hier, le responsable de la confrérie, Olivier Bidou, n'a pas donné suite à l'appel.

Au nom « du bien vivre ensemble », et pour ne pas laisser l'église tomber en des mains douteuses, la ville a décidé de préempter en avril dernier (le Berry Républicain du 4 avril). Contacté hier, le député et maire Nicolas Sansu a déclaré qu'« aucun acte de vente n'est encore signé ». « De plus, nous avons un acquéreur potentiel. J'attends, d'ailleurs, un rendez-vous avec l'archevêché pour l'évoquer ».

Cet acquéreur pourrait être la loge franc-maçonne les Amis de la liberté, du Grand Orient de France, installée rue Étienne-Marcel. Des élus municipaux francs-maçons ne seraient pas étrangers à cette proposition. « Le maire a des contacts, depuis quelques mois, avec la franc-maçonnerie locale », raconte un élu de l'opposition municipale, qui juge l'usage de la préemption « contestable ».

Les frères cherchent, depuis quelques temps, un autre lieu pour y établir leur temple. La place des Joncs, un temps pressentie, a été mise de côté. Aujourd'hui, trois possibilités s'offrent à la loge : deux sur Vierzon – pourquoi pas l'église Saint-Éloi ? – et une sur Méreau.

« Parlez des francs-maçons si vous voulez mais pour l'heure rien n'est sûr, rien n'est fait », assure le maire. Le Grand Orient de France, à Paris, précise ne pas être au courant de cette démarche vierzonnaise – « rappelez en fin de semaine, on verra » – et confirme, s'il en était besoin, qu'il « n'y a rien d'illégal dans cette possibilité d'achat d'un bâtiment public par des francs-maçons ».

Les voies du seigneur sont dites impénétrables, comme celles de la franc-maçonnerie. La loge vierzonnaise devrait faire savoir au maire dans les jours qui viennent si elle est acheteuse ou non. Dans le cas d'une réponse négative, la municipalité, dont « la vocation n'est pas d'acheter à tout va », rappelle Nicolas Sansu, devra rapidement dire aux Vierzonnais la destination de cette nouvelle acquisition de 170 000 euros.

Source : leberry.fr