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Notre-Dame de Gornevec sauvée de la ruine...

Inscrite aux Monuments Historiques, cette chapelle remarquable aurait été bâtie au 11ème siècle par les moines de Saint-Gildas-de-Rhuys propriétaires d’un domaine au village de Gornevec.

Au 15ème siècle, le transept et le choeur ont été remontés en pierres de taille sur les fondements de la chapelle d’origine.
Parmi les chapelles du Pays d’Auray, Notre-Dame-de-Gorvénec constitue une oeuvre architecturale particulièrement brillante.
Cette chapelle est bâtie selon un plan assez rare. Une croisée de transept, prestigieuse par son volume et son décor, dessert une courte nef. Ainsi, la façade porche s’efface devant l’importance du choeur.  Le gothique flamboyant alterne avec des cintres en arcs abaissés qui annoncent déjà la Renaissance.
Au 19ème siècle, la chapelle était sortie de la Terreur révolutionnaire, sans encombre majeur. Ses grâces de guérisons étaient encore réputées dans le Pays. Les nourrices venaient y faire leurs dévotions, intercédant Sainte-Marguerite, patronne des sages-femmes.

Peu à peu, l’absence de travaux a ruiné la chapelle. En 1920, la toiture s’effondre précipitant la dégradation de l’édifice. Dans les années 1990, l’association « les Amis de Gornevec », sous l’impulsion de «Breiz Santel », restaure la chapelle de fond en comble. Un recteur du diocèse lègue son héritage familial, apportant ainsi une aide conséquente à des travaux d’envergure. Le député Philippe Le Ray est le président de l’association qui a mené à terme un travail prodigieux depuis 21 ans.

Il faut particulièrement noter une restauration remarquable :

  • pour la charpente taillée et assemblée à l’identique qui constitue une rareté en Morbihan,
  • la décision de restituer le sol en terre battue d’origine,
  • l’association a refusé le style abstrait des vitraux contemporains ; vus de loin, les vitraux devaient paraitre anciens, puis contemporains à pied d’oeuvre. L’architecte Loé Goas a proposé un concept profane pour la nef, puis sacré dans le choeur et le transept. Ainsi, la nef a reçu des vitraux aux décors géométriques tandis que les vitraux du transept et du choeur recevaient un décor figuratif plus riche.
    La décision d’insérer un vitrail à motifs géométriques dans les verts et jaunes est judicieuse. Ce semis de couleurs, lisible de l’extérieur, anime la façade de pierre, manifeste de gothique flamboyant.
  • la pietà du 15ème siècle, disparue vers 1950, a été sculptée à l’identique par le sculpteur d’Auray, Alain Dréan.
  • la paroisse a choisi un mobilier en bois massif aux formes épurées.

Monsieur Gérard Cariou, docteur en histoire ancienne, achève la rédaction d’un livre sur l’histoire du village et de la chapelle du 11ème siècle à nos jours. Cette oeuvre magistrale est sortie en librairie au cours de l’année 2013.