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À Cannes-La Bocca (Alpes-Maritimes), la nouvelle mosquée attend un imam pour ouvrir ses portes

Cannes-La Bocca a désormais sa mosquée après 9 ans de tractations avec la mairie et 2 millions d'euros investis par un Cheikh Saoudien. Alors que les fidèles espèrent y célébrer la fin du Ramadan, il reste encore des points à régler avant l'ouverture. En effet, aucun imam n'est pour le moment nommé.

Il aura fallu 9 ans et 2 millions d'euros pour construire la mosquée boccassienne située au 142, avenue Michel-Jourdan. Les travaux sont terminés, la réception a eu lieu, mais les portes restent closes. Pour les ouvrir, il lui manque deux éléments capitaux : l'autorisation de la commission de sécurité et la nomination d'un imam.

Comme il s'agit d'un ERP (établissement recevant du public), il y a nécessité d'obtenir l'aval de la commission départementale de sécurité. « Actuellement, l'architecte de la mosquée réunit les documents qui permettront la saisine de cette commission » explique la ville. Lorsque cette dernière se sera rendue sur les lieux il faudra encore attendre quinze jours afin qu'elle rende son avis. Du coup, les musulmans boccassiens qui espéraient peut-être passer le Ramadan dans leur nouveau lieu de culte resteront tout ce mois-ci aux Caravelles. Certains espèrent malgré tout fêter l'Aïd (la fin du Ramadan, vers le 8 ou le 9 août) dans leur nouvelle salle. Au risque de les décevoir, cela semble également compromis.

Réorganiser la gestion de la mosquée

Car le dossier de la mosquée « est loin d'être bouclé » confie Me Xavier Huertas, administrateur judiciaire des lieux depuis 2010, « nous nous trouvons désormais face à la difficulté de trouver un chef à ce lieu. » Le choix de l'imam est effectivement la prochaine étape du dossier. L'Association des Musulmans du Bassin Cannois (AMBC) est censée s'en charger sauf qu'à ce jour, explique Me Huertas, « il n'y a plus de membres dans cette association : les cotisations ne sont plus payées depuis deux ans… »

Tout le travail de l'administrateur consiste donc à reconstituer une association qui se chargera de la gestion de ce lieu et de la nomination de l'imam. Travail épineux dans la mesure où malgré la relance des anciens membres de l'AMBC, rien ne se reconstitue. Le dossier semble donc dans l'impasse. Sans que personne, pour le moment, ne paraisse disposé à prendre le problème à bras-le-corps, ni vraiment à s'exprimer d'ailleurs. Sollicitée, la ville (le député-maire, Bernard Brochand, le premier adjoint, David Lisnard, chargé du culte) reste évasive. « Elle restera vigilante quant aux références de l'imam qui sera choisi, afin qu'elles soient conformes aux dispositions du bail emphytéotique voté à l'unanimité en conseil municipal » se borne-t-elle à communiquer. Et comme ledit bail mentionne l'Association des Musulmans du Bassin Cannois comme gestionnaire, l'affaire est bien loin d'être réglée…

Sources : Cote-d-Azur.France3.fr, NiceMatin.com