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Arras : cathédrale et abbaye, deux chantiers colossaux

Depuis quelques semaines, un parapluie géant recouvre la cathédrale arrageoise, afin de réaliser la réfection de sa toiture. Quelques mètres plus bas, l'abbaye Saint-Vaast est vouée à devenir un pôle culturel rayonnant dans la région. Les premières ébauches du projet ont été dévoilées à la presse il y a quelques jours.

Source : lavenirdelartois.fr

L'ensemble architectural que la cathédrale forme avec le palais Saint Vaast est l'un des plus grandioses qu'ait réalisé l'architecture monastique du XVIIIème siècle. Elle forme un tout Avec le "Palais saint Vaast", qui la jouxte au sud.

Un peu d'histoire

Au 6ème siècle, un homme pieux, nommé Vaast ou Védastus, reçut mission de devenir catéchiste du chef des Francs, Clovis. Celui-ci devint, après sa conversion le premier roi de France. Puis Vaast se rendit sur le site de Nemetacum, ancienne cité romaine (le plus ancien quartier d'Arras, appelé « Cité»), et convertit la population au christianisme. Il devint évêque d'Arras et mourut en 540. Vers 650 les reliques de St Vaast furent transférées près du ruisseau Crinchon, là où était son ermitage. A cet endroit naquit une abbaye bénédictine. Ce serait l'origine de l'abbaye bénédictine Saint Vaast qui ne cessera d'étendre son rayonnement jusqu'à la révolution.

Au milieu du XVIIIème siècle, à partir de 1741, les moines entreprennent la rénovation et la reconstruction de toute l'abbaye, selon un plan de M.Labbé. La construction de l’église abbatiale commence vers 1778, sur un plan de Constat d'Ivr, qui applique à Arras le projet prévu pour la Madeleine à Paris. Mais la révolution chasse les moines avant l'achèvement des travaux.
Après le remodelage des diocèses de France, un décret de Napoléon met l'église abbatiale Saint Vaast à la disposition de l'évêque d'Arras, Monseigneur de la Tour d'Auvergne, pour en faire sa cathédrale. Il la dédie à Notre Dame de l'Assompt

Pendant la guerre de 1914-1918, la cathédrale est aux trois quarts ruinée, comme le centre historique d’Arras. En 1920 commence la restauration. La cathédrale est rendue solennellmeent au culte le 13 mai 1934., au cours de la deuxième guerre mondiale, le 19 mai 1944, une bombe endommage de nouveau la cathédrale.

Aucun des 7 projet n'est n'est totalemnt réalisé : au-dessus de la chapelle de l'abside, il manque un imposant clocher. Le goût de l'époque classique a disposé l’intérieur de la cathédrale en lui donnant l'apparence d'un temple antique. L'ensemble, grandiose, majestueux et admirablement proportionné, donne une impression de noblesse, d'équilibre et de majesté sereine, rayonnant de lumière.
La longueur intérieure de l'édifice est de 104 m, (115 avec la chapelle de la Vierge; sa largeur dans la nef est de 28 m et de 56 m au transept. Sa hauteur est de 32 m sous la voûte. Entre les fenêtres hautes et les colonnes, un entablement court sans fin autour de l'ensemble de l'église. Les hautes colonnes rondes sont couronnées par des chapiteaux corinthiens. Cette combinaison harmonieuse de lignes horizontales et verticales confère à l'ensemble un caractère majestueux, correspondant à la puissance de Dieu. 

A l’intérieur de l’église on peut voir à la tribune du fond le grand orgue de 74 jeux, construit par la Maison Roethinger de Strasbourg et inauguré en 1964. Son mauvais état entraine son démontage en septembre 2009.

Les vitraux sont également remarquables. Ils représentent au milieu, l'Assomption de Marie, titulaire avec Saint Vaast de l'église-cathédrale ; à droite les armes du cardinal de la Tour d'Auvergne, premier évêque d'Arras après la révolution ; à gauche, les armes de Don Vigor de Briois, abbé de Saint Vaast de 1749 à 1780.

Source : Site du Diocèse d'Arras