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Bar-sur-Seine (Aube) : de l'entretien pour l'église, en attendant mieux…

L'église Saint-Etienne devra encore patienter pour être entièrement rénovée. Elle se contente pour le moment de travaux d'entretien.

Chaque année à la même époque, les membres de l'association des amis d'Étienne se réunissent lors d'un barbecue. Autour des grillades, il ne fallait pas chercher le fameux Étienne, puisqu'il n'est autre que le saint patron qui donne son nom à l'église. Dans les jardins du presbytère, ce sont les défenseurs de l'édifice qui se sont réunis samedi soir, bien décidés à poursuivre leur vaste entreprise de sauvegarde du patrimoine. Car l'église Saint-Etienne est un héritage pas comme les autres : 56 mètres de long, 37 de large et 20 de haut sous les grandes voûtes. Un bâtiment classé aux Monuments historiques depuis 1907 et doté de vitraux parmi les plus beaux de l'Aube.

Si la richesse architecturale et culturelle des lieux ne fait pas débat, l'église est pourtant en danger. La faute à l'écrasement progressif des voûtes, et aux problèmes de stabilité qui touchent le chœur et le transept. Ces derniers temps, des travaux d'entretien ont été effectués pour ajouter des ventilations basses. Il s'agissait de trouver une solution aux problèmes d'humidité qui fragilisent l'ensemble. La pose d'un nouveau filet était également au programme, pour un coût total qui dépasse les 30 000 €. À la mi-juin, c'est un tableau du peintre Pierre Cossard qui retrouvait sa place sur les murs. Tout juste revenu d'une phase de restauration, Le martyr de saint Denis, c'est son nom, a retrouvé son lustre d'antan. Pour les membres de l'association, ce barbecue était aussi l'occasion de découvrir le travail effectué sur cette œuvre, avant de se pencher sur les grands travaux à venir.

Un investissement colossal

Car si la municipalité engage des travaux d'entretien réguliers dans l'église, ces derniers ne seront bientôt plus suffisants. Il s'agit désormais de s'attaquer aux fondations, ainsi qu'à une restauration des vitraux. Un chantier de très grande envergure au regard des dimensions de l'église, et du coût pharaonique de ces réalisations. Il faudrait en effet débourser 3 343 000 € HT, selon les estimations, pour mener à bien une telle restauration. Par chance, le classement de l'édifice aux monuments historiques permet d'obtenir des subventions à hauteur de 80 %. « Sans ces aides, nous ne pourrions rien faire, assure Patricia Fauconnet, adjointe au maire en charge de la culture et du patrimoine. Après un problème de procédure, nous attendons désormais la remise de pli pour un nouvel appel d'offres, qui est fixé au 26 juillet. » Sa seule crainte reste de voir la participation de l'État diminuer dans les mois à venir, sous couvert de rigueur budgétaire et de soutien en baisse aux collectivités. Quant à l'association, elle devrait lancer sous peu une souscription auprès des habitants. Des dons qui sont en partie déductibles des impôts. Le mécénat d'entreprises privées sera lui aussi recherché. À l'heure où Troyes inaugure sa cité du vitrail, voir disparaître Saint-Etienne semble inconcevable.

Source : lest-eclair.fr