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Béziers : l'église Saint-Jacques retrouve ses vitraux

Les vitraux du XIXe siècle avait éclaté lors de l'incendie de 1964. Depuis, du double verre et du polyester fermaient les ouvertures. La Ville a fait appel à l'atelier Lorin, de Chartres, pour créer les vingt-trois vitraux.

La belle et petite église Saint-Jacques, dans le quartier du même nom, dont les premiers écrits datent du IXe siècle, a connu deux gros incendies au XXe siècle. Le premier en 1912, le deuxième en 1964.

Après ce dernier feu, le lieu de culte a été rénové. "Des travaux qui l’ont transformé pour la rendre plus moderne, d’un style classique baroque du XVIIIe siècle", précise Henri Barthes, le président de la société archéologique de Béziers.

Las, les beaux vitraux du XIXe siècle, que le feu avait détruit, n’avaient pas été remplacés. "À la place, et en attendant, du double verre et du polyester avaient été mis en place", indique Jacques Nougaret.

La Ville a donc décidé de redonner à l’église cet éclat de lumière disparu. Elle a lancé un appel d’offres, en collaboration avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), pour un projet de création des 23 vitraux de Saint-Jacques.

C’est l’atelier Lorin, de Chartres, qui a été choisi, l’un des plus grands ateliers de vitrail de France.

Une ambiance de bien-être, de recueillement

Ainsi, deux peintres verriers, Gérard Hermet et Mireille Juteau, ont conçu, réalisé et mis en place, aidé dans la conception par l’architecte Joseph Bremond, de la Pastorale du tourisme, la totalité des vitraux de l’église, permettant ainsi à ce patrimoine biterrois de retrouver de sa superbe.

Gérard Hermet s’est occupé en particulier des vitraux de la nef, sa consœur de ceux du chœur et de la rosace. Deux artistes pour deux styles, certes différents, en complète osmose avec l’église.

"Nous n’avons pas travaillé sur un thème précis. Il s’agissait de rester simple dans la nef, de donner une ambiance en rapport avec la pierre, une ambiance de bien-être, de recueillement, dans le respect de ce lieu culturel et cultuel", explique le verrier.

Les vitraux de l’abside et la rosace font entrer des couleurs vives que sont le bleu, le vert et le rouge, souvent hors des formes délimitées par le plomb. Dans la nef, les tons bruns et jaunes prédominent.

"Une excellente correspondance entre la symbolique de l’église, ce chemin de la nef à l’abside, en passant par le chœur, qui représente un aller vers la lumière, la matière première du verrier", indique Joseph Bremond. Et un retour vers le monde, à l’image du chemin de Saint-Jacques.

Coût total des 23 vitraux, de la conception à la pose : 73 000 € HT, financé par la Ville, la Drac et le conseil général.

Source : midilibre.fr