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Bousignies-sur-Roc (Nord) : l’église se refait une beauté

Certaines églises sont laissées à l’abandon, faute de moyens. D’autres sont réparées en partie et quelques-unes ont la chance d’être entièrement restaurées. L’église de Bousignies-sur-Roc date de 1845, une reconstruction sur l’édifice originel datant de 1554.

Depuis 2012, elle a eu son lot d’échafaudages. Plusieurs travaux avaient été prévus, dont la maçonnerie du clocher façade nord, la toiture du chœur (réalisée en ardoises d’Espagne), l’entretien du clocher et les vitraux. Depuis le début du mois, ces chantiers sont terminés. Montant global des travaux : 67 000 € TTC (dont une subvention de la Fondation du patrimoine à hauteur de 62,18 % et 10 000 € sur la réserve parlementaire de Christine Marin, à l’époque). La commune avait une obligation : financer les travaux à hauteur de 20 %.

Le maire, Daniel Massart, ajoute : « Ce n’était pas prévu, mais d’après les conclusions de l’architecte, il a fallu drainer autour du bâtiment, ce qui a coûté environ 950 € » (nettoyage du réseau d’évacuation des eaux de pluie). La restauration des vitraux est actuellement entre les mains de Sophie Moinet, artiste-verrier marpentoise bien connue dans le secteur. « Il s’agit de réparer toutes les pièces cassées ou fêlées. Avec le maire, nous avons fait en détail le tour des douze vitraux. C’est un travail de grande ampleur, un œil de connaisseur est nécessaire. Mon travail consiste en la découpe des ailes de plomb (ce qui enserre le verre) au couteau de verrier. Pour les visages, ce sont des peintures cuites au four à 680 degrés. »

Sophie travaille à l’ancienne, tout est refait comme au Moyen Âge. Un travail précis qui lui demande de la patience, du doigté, de l’attention. Son grand plaisir est de découvrir au fur et à mesure le travail des anciens. C’est avec la complicité de Jean-Pierre, le cantonnier du bourg, que « nous œuvrons dans de bonnes conditions ; Jean Pierre monte les échafaudages, prépare les outils… ».Quand Sophie découpe, elle aime dire qu’elle « entend le chant du diamant ».

Du travail d’orfèvre, du travail sur mesure. Daniel Massart précise : « Nous n’aurions pas pu assumer la réfection totale des vitraux par des compagnons, tout sera fait, malgré tout, selon la tradition. » Avec fierté, Sophie montre le résultat sur certaines pièces, avant et après. Un bâtiment qui a connu à travers les siècles bien des vicissitudes et qui, dorénavant, retiendra l’attention de tous, à coup sûr.

Source : LaVoixduNord.fr