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Réouverture de la Cathédrale de Saintes (Charente-Maritime)

Samedi 5 octobre 2013, la cathédrale Saint-Pierre a accueilli ses premiers visiteurs après plus d’un an fermeture en raison de travaux

 

Fiche de la Cathédrale Saint-Pierre de Saintes

Le père Daniel Cassegrain, curé de la paroisse Saintes rive gauche, n’y avait que très peu mis les pieds depuis son arrivée il y a treize mois en remplacement du père Samoride. Il a donc savouré le moment, hier, lorsque les portes de la cathédrale Saint-Pierre de Saintes se sont rouvertes aux visiteurs après être restées closes pendant de nombreux mois. Treize très exactement.

L’édifice religieux avait en effet été fermé en urgence par la mairie en juin 2012 à la suite de problèmes rencontrés au niveau de la coupole du transept sud qui menaçait de s’effondrer. Par ailleurs, l’installation électrique était obsolète, donc dangereuse. Cette décision avait, à l’époque, suscité l’agacement du père Samoride. Des tensions qui ne sont pas apparues dans les discours d’hier. Bien au contraire. Les autorités religieuses louant une « saine collaboration » avec la ville ; cette dernière, par la voix de son maire Jean Rouger, saluant, à son tour, « la compréhension du père Cassegrain. » Les travaux de mise aux normes électriques terminés en janvier 2013, reste le souci de la coupole du transept sud, aujourd’hui fermé au public, et sans doute pour longtemps. « On parle de travaux hors normes, nous précisait Thierry Tardy, technicien au service des bâtiments de la ville, il y a quelques semaines. Il y a 24 mètres pour atteindre la couple et cela prend des proportions importantes. »

Ambiance festive sur la place

Il a surtout fallu faire rentrer un échafaudage par le porche de la cathédrale pour dresser un diagnostic du désordre structurel de cette coupole. Lequel échafaudage est aujourd’hui caché par une grande bâche blanche. La situation ne représente donc plus de risques pour les visiteurs. « Cette cathédrale est un lieu important du diocèse. Nous sommes contents qu’il revienne dans le cœur de la vie chrétienne. Pour nous, c’est une grande joie », a confié le père Daniel Cassegrain. Une joie célébrée autour de différents événements et les participations, notamment, de l’orchestre militaire de la base aérienne 722, des jeunes des aumôneries scolaires ou encore du groupe folklorique Aunis Saintonge.

1190456_2755200_460x306.jpgHier après-midi, la fête ouverte à tous, chrétiens comme non chrétiens, a animé la place Saint-Pierre. Elle s’est poursuit en soirée et en musique à l’intérieur de la cathédrale avec l’expression picturale de l’artiste Jean-Pierre Blanchard ou les voix de la chorale Vox Santona. Place ce matin, à 10 h 30, à la messe solennelle présidée par l’évêque de La Rochelle et de Saintes, Mgr Bernard Housset, accompagné par le chœur paroissial et le grand chœur de l’Abbaye aux Dames. De l’émotion en perspective.

Une beauté qui se donne

Il y avait déjà du monde, hier, au moment où les portes se sont rouvertes. Et pour cause. « C’est une grande joie esthétique. Une cathédrale est un lieu de beauté. C’est un des symboles de la vie de Saintes et de la Saintonge », a souligné Mgr Housset. C’est aussi le monument le plus visité par les touristes. « Et puis n’oublions pas que c’est un lieu de gratuité. La beauté se propose à qui veut l’accueillir sans jamais s’imposer. Dans une société de plus en plus marchande, cette beauté se donne ici à tous de manière désintéressée », a poursuivi l’évêque.

Le maire de Saintes, Jean Rouger, attaché au patrimoine et à l’histoire de la Saintonge, a rappelé l’importance de cet édifice. Il a aussi évoqué la note des travaux : 450 000 euros. Le père Daniel Cassegrain, lui, a plutôt versé de la sueur pour que la cathédrale soit présentable. « J’ai, avec d’autres, épousseté, ciré… Cette cathédrale est un peu devenue mienne, même si elle est à tous. »

Les mariages, baptêmes, et autres temps forts dans la vie des chrétiens vont pouvoir de nouveau investir les lieux. Les cloches vont également pouvoir retentir pour appeler les fidèles à la messe. « Le dimanche, elle aura dorénavant lieu à 11 heures et non plus à 10 h 30 », précise d’ailleurs le curé de la paroisse. Le cours normal de l’histoire reprend…

Source : Sud Ouest, 06/10/2013