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Chute d'enduits : la nef du temple protestant de Nancy (Meurthe-et-Moselle) maintenue fermée

Suite à une chute d'enduits, la nef du temple protestant de Nancy a été fermée au public dans l'attente la pose d'un faux-plafond technique et de travaux.

Pour des raisons de sécurité, la nef du temple protestant de Nancy, place Maginot, est fermée au public depuis la mi-avril dernier et le sera jusqu’à la fin de l’année 2013, le temps que les services techniques de la Ville de Nancy la mettent en sécurité. En avril dernier, le pasteur du temple, Geoffroy Perrin-Willm, a en effet alerté les services de la Ville, propriétaire de l’édifice, de chute de morceaux d’enduit dans la nef. Ceux-ci provenaient d’une fissure existante sur la coupole centrale. Les premières constatations sur place ont amené la nécessité d'une intervention d’urgence de purge et de diagnostic, d'autres morceaux pouvant encore tomber, explique la mairie dans un communiqué.

La nef a, dans un premier temps et en accord avec le pasteur, été fermée jusqu'au rendu du diagnostic, qui devait s’effectuer la semaine du 22 au 26 avril 2013. Les conclusions de ce premier diagnostic : une grande partie des enduits de la coupole centrale s’est décollée de la maçonnerie formant une boursouflure importante. La purge n’a pas été réalisée, par crainte de causer davantage de désordre sur les ouvrages : la maçonnerie des voûtes et de la coupole centrale est faite de briquettes reposant sur des arcs doubleaux en mauvais état. On ignore la constitution et l’épaisseur de ces éléments.

Le danger d’une chute d’enduit persiste encore à ce jour. Il convient donc de maintenir la fermeture de la nef au public, poursuit la mairie.

Arrêt des cloches

Les désordres peuvent être consécutifs, à des problèmes géologiques (schiste cartonné sous le temple qui gonfle et dégonfle selon la présence d’eau), aux dégâts des bombardements de la Première Guerre Mondiale, à un problème structurel (dimensionnement des fondations), aux trépidations dans la rue, suite aux travaux d’installation du chauffage urbain ou à la circulation.

Des mesures conservatoires ont été prises : arrêter les cloches, ne plus utiliser l’orgue de tribune, envisager la mise en place d’un étaiement en sous-face du plafond.

Culte dans la salle de l'espace Saint-Jean

La mise en sécurité de la nef avec la mise en oeuvre d’un faux-plafond technique permettra de réaliser la purge des voûtes en toute sécurité et de libérer la nef des menaces de chutes d’objets. Il servira également à mieux appréhender les études de consolidation à intervenir.

Dès que ce faux-plafond sera mis en place, c’est-à-dire vers décembre 2013, il sera possible de rendre la nef ouverte au public.

En attendant, la célébration du culte se tient dans la salle de l’espace Saint-Jean (pouvant accueillir une centaine de personnes).

Quant aux investigations, elles se poursuivent suivant deux axes : compilation des documents d’archives sur la construction et l’évolution de l’édifice ainsi que reconnaissance géologique et sondages des fondations.

Le temple protestant, signé de l’architecte Claude Mique, a été construit en deux fois et date de 1713 pour les murs et la charpente et de 1750 pour les voûtes en briques, avec enduit plâtre/chaux. Il a été classé au titre des Monuments Historiques en 1919.

Source : estrepublicain.fr