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Colomiers (Haute-Garonne) : jugée trop dangereuse, l'église est fermée plus d'un an

Suite à plusieurs chutes de moulures en plâtre des plafonds, notamment lors de la cérémonie des Rameaux, jour où la paroisse a frôlé la catastrophe, l'église Sainte-Radegonde de Colomiers est fermée au moins pendant un an.

Vénérable à l’extérieur, l’église Sainte-Radegonde de Colomiers, datant du XVIe siècle, fait peine à voir à l’intérieur : murs un peu décrépis, moulures en piteux état, fissures au plafond… Si jamais un touriste se hasardait à vouloir la visiter cet été, il ne pourrait pas. L’édifice est fermé depuis courant avril, au lendemain des Rameaux. De nombreux vestiges de cette importante fête catholique jonchent le sol poussiéreux, dans une odeur de renfermé.

« On a frôlé la catastrophe ce jour-là. Avec le monde, un millier de personnes, les vibrations de l’orgue, les chants, les plafonds se sont fissurés. Des moulures en plâtre des plafonds étaient déjà tombées avant. Et il n’était pas question de sonner les cloches pour Pâques » raconte une responsable de la communauté catholique.

La charpente est touchée

Le lendemain, un expert a constaté les dégâts. La ville a fermé l’édifice. Plus longue que prévu, la réouverture n’est pas pour demain. « L’église sera fermée au moins un an » annonce la mairie, propriétaire du bâtiment. Au départ, les cinq cents fidèles columérins espéraient récupérer Sainte-Radegonde pour Noël… Au-delà des plafonds, l’ensemble de la charpente est fragilisé. « Plusieurs visites du site avec des professionnels du bâtiment ont mis en évidence des déformations de la charpente de l’édifice, qui font craindre pour sa solidité. Les travaux, qui feront l’objet d’une procédure de marché public, sont estimés à 600 000 €. Ils s’inscriront dans le cadre du budget supplémentaire. Il s’agit de remettre en état la charpente ainsi que le plafond, et de réaliser des travaux de peinture » indique la municipalité.

Les appels d’offres sont en cours. Les premiers échafaudages pourraient être installés en septembre. Le chantier n’est pas si simple. Si le bâtiment n’est pas classé monument historique, sa rénovation doit tenir compte de l’architecture religieuse de l’époque de construction (1794).

Si la Ville a décidé d’interdire l’entrée, avant et pendant les travaux, par souci de sécurité, elle accompagne la paroisse « pour impacter le moins possible son fonctionnement ».

Une solution de repli

En accord avec l’Abbé Jean-François Brignol et le père Charles de Llobet, les offices religieux, obsèques et mariages ont lieu à la modeste et austère église Sainte-Bernadette, créée dans les années soixante par et pour des rapatriés d’Afrique du Nord. « On a eu quatre jours pour se réorganiser, juste avant Pâques. La chapelle est fermée en semaine, elle doit être remise aux normes, mais c’est mieux que rien. La mairie nous aide bien. Le hall d’entrée a été agrandi, on peut accueillir 300 personnes » indique une responsable de la paroisse. Comme chaque année depuis quinze ans, la profession de foi a eu lieu au hall Comminges, transformé pour l’occasion. « S’il n’y a plus que 35 communiants contre une centaine il y a trente ans, on accueille un bon millier de personnes » résume le père de Llobet. Comme ses fidèles, il espère retrouver Sainte-Radegonde à Noël… 2014.

Source : LaDépêche.fr