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Cozes (Charente-Maritime) : au chevet de l'Eglise Saint-Pierre

Après le diagnostic de l'ensemble du site mené cet hiver, différents rapports révèlent le mauvais état de l'église Saint-Pierre de Cozes. Le projet de sa rénovation est donc lancé.

L'église Saint-Pierre aurait bien besoin de soins.

Préalablement à tout chantier d’aménagement, le Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine (STAP) de la Charente-Maritime, représenté par M. Bourel-Leguilloux, architecte des Bâtiments de France, a rédigé un diagnostic de l’ensemble du site (l’église et ses abords), à l’issue de sa visite du 19 février dernier.

Depuis, différents rapports émanant de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), des Bâtiments de France et du Conservatoire régional des monuments historiques sont parvenus à la mairie. Ils révèlent un certain nombre de points préoccupants sur l’état de conservation de l’église Saint-Pierre.

Parmi ceux-ci, figure notamment le mauvais état du mur intérieur sud du clocher qui présente de larges fissures verticales, accompagnées d’un ventre dans ses parties hautes. Un rapport reçu dernièrement préconise la condamnation provisoire de l’accès de ce côté de l’église, en attendant un diagnostic architectural plus approfondi.

Une page d'histoire

Ce vaste édifice est à l'origine une possession de l'abbaye augustinienne Saint-Étienne de Mortagne aujourd'hui disparue. Construite à partir du XIIIe siècle, l'église actuelle se voit adjoindre un chevet plat percé d'un triplet au siècle suivant. Le clocher, posé sur une puissante souche carrée, se prolonge par un étage octogonal, édifié au XVe siècle et abritant alors sept cloches. Comme dans nombre de paroisses de la région, les cloches de Cozes furent descendues et emportées au château de Royan en 1548, afin de punir les habitants d'avoir sonné le tocsin de la révolte lors de la jacquerie des Pitauds. Les cinq cloches actuelles datent donc de 1877.

Si les voûtes de la nef s'effondrent en 1756 avant d'être refaites au XIXe siècle, l'église a conservé ses chapiteaux à motifs végétaux ou historiés du XIIIe siècle, ainsi qu'une partie de son ornementation extérieure, notamment une allusion à la fable d'Esope,  « Le renard et la cigogne ». Enfin, la façade contraste nettement avec le reste de l'édifice. D'inspiration néo-classique, avec son fronton triangulaire, elle a été refaite au XIXe siècle. Outre ses trésors architecturaux, l'église abrite également des merveilles, ce qui lui a valu un classement aux Monument historiques en 1928.

Un diagnostic indispensable

Pour la municipalité, il s’avère donc indispensable aujourd’hui de lancer la réalisation d’une étude de diagnostic par des architectes habilités en patrimoine. Elle permettra de définir les priorités, l’organisation des travaux selon l’urgence et d’établir une première approche financière, afin d’engager les demandes de subventions.

Le Conseil municipal, qui se réunissait jeudi dernier, a donc décidé, à l’unanimité, d’autoriser le lancement d’une consultation dans le cadre d’un marché à procédure adaptée de maîtrise d’œuvre. Un architecte assurant la maîtrise d’œuvre sera choisi et le maire, Daniel Hillairet, a été autorisé à signer le marché.

Source : SudOuest.fr