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Ecques (Pas-de-Calais) : des surprises découvertes pendant les travaux à l’église vont alourdir la facture

En cours de restauration, l'église Saint-Nicolas a réservé quelques (mauvaises) surprises qui viennent alourdir la note.

L'église Saint-Nicolas d'Ecques porte le témoignage de l'époque romane avec sa tour du XIIe siècle et quelques vestiges de l'époque flamboyante. Seul patrimoine important du village, elle n'est pas inscrite au titre des Monuments historiques car, si elle présente des éléments intéressants, notamment un mobilier lui-même classé, l'édifice a malheureusement été maintes fois remanié au XXe siècle.

« C’est toujours le problème dans la rénovation de bâtiments très anciens. C’est en démontant qu’on découvre des surprises. Il faut les traiter et la facture augmente », commentait le maire, Yves Bertin, mardi 16 juillet lors d’une réunion de chantier à l’église, avec l’architecte et les entreprises.

Ainsi, en enlevant la charpente de l’échauguette de droite (une des deux tourelles de part et d’autre du portail) la maçonnerie s’est écroulée. L’entreprise Battais est en train de reconstruire. Pour cela, il fallait des briques dont les normes n’existent plus et qu’il a fallu commander.

Par ailleurs, en travaillant sur la charpente de la nef, les ouvriers ont découvert des traces suspectes. Il a donc fallu déshabiller un mur intérieur, recouvert d’amiante, ce qui a nécessité la pose d’un échafaudage et l’intervention d’une société spécialisée, pendant deux semaines. Ce n’était pas le mérule, mais ça y ressemblait. Là encore, il faudra traiter.

33 000 €, c’est le coût du travail supplémentaire sur l’échauguette, celui du mur intérieur n’est pas encore connu. « Cela s’ajoute aux 636 000 € initiaux, précise Daniel Nourry, l’élu qui suit les travaux. Une souscription est toujours en cours. Les entreprises et les particuliers peuvent nous aider par des dons, défiscalisables et qui seront multipliés par la Fondation du Patrimoine. »

L’église rouvrira fin juillet

Depuis le début des travaux, les entreprises ont bien avancé. Une échauguette est terminée, l’autre sera couverte cette semaine, la charpente et la couverture de la nef ouest sont terminées. Du côté du portail, les échafaudages vont disparaître. L’église devrait être rendue au culte pour la fin juillet.

Reste à trouver une solution pour la réfection du mur intérieur. « L’église est enterrée, l’humidité remonte par capillarité dans les murs, même si l’assainissement réalisé autour du bâtiment a déjà résolu une partie du problème. Badigeon, toile tendue, nous verrons avec l’architecte. Il ne faut pas se précipiter et bien laisser sécher », précise Yves Bertin. La tour et les contreforts nord représentent encore un gros chantier. « Le calepinage, qui répertorie les pierres malades, a été réalisé. 80% sont à changer, dont la presque totalité sur le côté ouest. L’entreprise Chevalier continuera à y travailler après ses congés d’août. Mais l’échafaudage et les toiles de protection seront nécessaires pendant encore dix-huit mois », commente Daniel Nourry.

Les finances communales sont donc appelées à souffrir un peu plus que prévu mais c’est le prix à payer pour retrouver un édifice religieux aussi pimpant qu’il l’était à sa construction.

Source : LaVoixduNord.fr