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Église Saint-Médard de Thouars (Poitou-Charente) : la restauration avance

Les deux premières tranches de travaux touchent à leur fin, les entreprises vont bientôt s’attaquer au haut de la façade ouest, bien altérée.

Depuis le début du projet de rénovation de l'église Saint-Médard en 2009, les travaux ont bien avancé malgré les difficultés liées à l'absence de documentation sur l'édifice pourtant classé aux Monuments historiques depuis 1909. Tout le bas de l'édifice a d'abord été drainé, à l'intérieur et à l'extérieur, afin d'éviter les remontées capillaires, puis la tourelle d'escalier, qui menaçait de s'effondrer, a été rénovée. Des pierres qui en étaient tombées en 2001 avaient d'ailleurs mis le processus en route.

Une mauvaise restauration a accéléré l'altération

Le lanternon supérieur et la cloche ont été restaurés, ainsi que les moulures du culot de la tourelle, qui étaient devenues invisibles. Le monument a été renforcé par des tirants en fibre de verre. La deuxième tranche de travaux touche ainsi à sa fin, avec une dernière étape délicate : une niche sculptée à reconstituer.

La dernière phase du chantier devrait être lancée d'ici l'automne et se terminer début 2015, si les financements arrivent à temps. Elle concerne toute la partie haute de la façade ouest (côté rue du Château), bien altérée, jusqu'à la rosace et aux fenêtres.

Pourquoi rénover l'église Saint-Médard ? Non seulement l'édifice a subi les outrages du temps, mais son altération a en plus été accélérée par une mauvaise restauration au début du XXe siècle. En alliant de la pierre dure à la pierre tendre, les restaurateurs de l'époque ont, sans le savoir, précipité sa dégradation.

Pour éviter les mêmes désagréments, les techniques utilisées aujourd'hui pour la restauration de l'édifice sont basées sur des recherches scientifiques. Là où le remplacement des pierres n'est pas nécessaire, par exemple, la technique de biominéralisation est utilisée sur les pierres anciennes : elle permet à la reformation de calcin, couche protectrice naturelle de la pierre, qui la préserve pour près de 25 ans.

Repères

La dernière tranche de travaux devrait se terminer en janvier 2015. Cette opération a été évaluée à 710 000 € HT (849 160 € TTC). La Ville a sollicité des subventions à l'État pour 248 500 €, la Région pour 106 500 € et le conseil général pour 177 500 €. La participation de la Ville pour cette tranche s'élèverait ainsi à 177 500 € auxquels s'ajoute la TVA.

Source : LaNouvelleRépublique.fr