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Hesdin (Pas-de-Calais) : des travaux d’urgence en juillet pour sécuriser la chapelle de l’hôpital

La chapelle de l’hôpital, en plein centre d’Hesdin, tombe en ruine et menace la sécurité des habitants du quartier. L’hôpital d’Hesdin, propriétaire des lieux, va dépêcher, à la mi-juillet, des travaux d’urgence.

Depuis le mois de février, les rues qui bordent la chapelle de l’hôpital, en plein centre-ville, sont interdites à la circulation parce que la chapelle de l’hôpital, construite au XVIIIe siècle et classée Monument Historique est en triste état. « Les conséquences de l’hiver dernier et du gel ont aggravé une situation déjà problématique, explique Jean-Marie Roussel. Des pierres menacent de tomber de la corniche et à l’intérieur, il y a un pilier qui s’enfonce dans le sol. »

Le problème est que la ville n’est pas propriétaire des lieux. La chapelle appartient à l’hôpital d’Hesdin qui a déménagé depuis bien longtemps du centre-ville mais, même si elle n’est plus d’aucune utilité, la chapelle fait toujours partie de son patrimoine. « C’est à l’hôpital, mais moi je suis responsable de la sécurité des Hesdinois », poursuit Jean-Marie Roussel. Aussi, le maire d’Hesdin a pris un arrêté pour interdire à la circulation la rue Prévost ainsi que la rue de l’Ancien Temple, la rue de Fressin et la rue de l’Ancienne poissonnerie. « Il y a tout un quartier bloqué à cause de ce problème. C’est embêtant pour les riverains et surtout, c’est dangereux. »

Depuis le mois de février, Jean-Marie Roussel demande à ce que l’hôpital d’Hesdin, via l’Agence régionale de santé, son autorité de tutelle, effectue des travaux d’urgence pour sécuriser les lieux. Mais ce dossier n’avançait pas assez vite à son goût. Alors lors du dernier conseil municipal il a menacé de prendre un arrêté de péril imminent. « Cela veut dire que ce document part directement au tribunal administratif qui a deux jours pour désigner un architecte, qui a lui-même deux jours pour traiter ce dossier… Et cela peut aussi se traduire par l’évacuation immédiate de personnes… »

Cette menace a eu le mérite d’accélérer les choses. Une réunion a eu lieu à la sous-préfecture, vendredi, à laquelle participait le directeur-adjoint de l’hôpital d’Hesdin, Christian Lebrun. « Nous avons pris conscience de la problématique, explique-t-il. À partir du 22 juillet, des travaux de mise en sécurité débuteront. On posera un échafaudage sur l’édifice et un dispositif pour empêcher les pierres de tomber. »

Le coût de ces travaux est estimé à 200 000 €, qui seront pris en charge pour moitié par l’Agence régionale de santé. La direction régionale des affaires culturelles prendra en charge 25 % du budget. Le conseil général devrait lui aussi participer à hauteur de 25 %. « Mais ces 200 000 €, c’est juste pour la mise en sécurité, précise Jean-Marie Roussel. Après, il va falloir faire de vrais travaux que l’architecte du patrimoine a estimé à 600 000 €. » Christian Lebrun souligne que ces travaux seront effectués en 2014. « Nous aurons une réunion avec la ville, la DRAC, les monuments historiques… »

Parallèlement, l’hôpital d’Hesdin cherche à vendre ce bâtiment qui, non seulement ne lui sert à rien, mais qui en plus lui coûte très cher. « Nous avons des contacts, nous avançons sur ce dossier. » En attendant, le maire d’Hesdin a remis son arrêté de péril immédiat dans sa poche et espère bien rouvrir les rues qu’il a barrées pour le début du mois d’août.

Source : lavoixdunord.fr