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Israel : la plus grande mosquée du pays retrouve ses racines tchétchènes (28 mai 2013

La Tchétchénie investit des millions de dollars dans la construction d'une immense mosquée à Abou Gosh, près de Jérusalem, dont les habitants retrouvent les liens perdus avec le pays de leurs ancetres.

La construction de la mosquée qui devrait être l'une des plus grandes et des plus magnifiques d'Israël, a commencé il y a quatre ans grâce à une levée de fonds réalisée à l'initiative des résidents privés du village. Mais lorsque ces fonds se sont révélés insuffisants, les travaux se sont arrêtés.

Un Juif d'origine tchéchène a alors joué les médiateurs et mis les villageois en relation avec le gouvernement tchétchène, qui a accepté de verser plus de deux millions de dollars pour achever la construction de cette mosquée -ainsi qu'un autre million de dollars pour assurer la réfection de la route menant à l'édifice.

Salim Jaber, le chef du conseil local, et d'autres notables du village, ont conclu l'accord lors d'une visite en Tchétchénie il y a deux ans.
Aujourd'hui, le bâtiment, d'environ 4.000 mètres carrés de superficie, est loin d'être terminé. Une récente décision prévoit la construction de quatre minarets, comme c'est la coutume dans cette région du Caucase. Sur la route s'élèvent déjà deux tourelles symboliques, construites par des experts tchétchènes.

Ce n'est pas par hasard que ce village s'est tourné vers la Tchétchénie. En effet, une tradition fait remonter l'origine des habitants d'Abou Ghosh à la région du Caucase. Selon l'historien d'origine palestinienne Aref al-Aref, les premiers habitants sont arrivés dans le pays en provenance d'une région appelée Ingusha, située entre la Tchétchénie et la Géorgie.
Ils avaient été enrôlés comme soldats dans l'armée du sultan ottoman Selim I qui a conquis la Palestine en 1516.

Le nom même d'Abou Gosh serait, selon Yehuda Ziv, géographe, une transformation du mot "Ingouche". "Nous avons toujours su que nous venions les montagnes du Caucase", affirme Salim Jaber, "et nous sommes heureux d'avoir pu rétablir des liens".

Les liens entre ce village majoritairement musulman, situé à environ dix kilomètres à l'ouest de Jérusalem (non loin de l'autoroute qui relie Tel Aviv à Jérusalem), et la république islamique de Tchétchénie sont amenés à se développer et prévoient des échanges d'étudiants.

Récemment, une délégation composée de Ilyas Akhmadov, ministre tchétchène des Affaires étrangères, de plusieurs membres du parlement, ainsi que de l'épouse du président tchétchène Ramzan Kadyrov, ont visité Abou Ghosh.

Le gouvernement tchétchène, dirigé par Ramzan Kadyrov, cherche à améliorer les liens de son pays avec Israël.
Abu Ghosh est l'un des seuls villages arabes en dehors de Jérusalem à être sorti de la guerre d'Indépendance de 1948 relativement indemne, principalement en raison de la coopération de ses habitants avec les forces israéliennes.

Aujourd'hui le village est surtout connu pour son houmous, à nul autre pareil, et d'autres spécialités culinaires qui font le régal des Israéliens, juifs et arabes, qui y affluent en toutes occasions et tout spécialement lors du festival du houmous.

Source : Israel Info