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L’église fortifiée Sainte-Benoîte part en fumée, à Lerzy (Aisne)

Dans la nuit du 11 au 12 mars 2014, un incendie a très fortement endommagé l’église Sainte-Benoîte datant du XVIe siècle. Les dégâts sont considérables mais certains objets ont pu être sauvés.

Elle défie le temps et les invasions depuis près de cinq siècles et pourtant, c’est un banal accident qui la terrasse. Mardi vers 22 h 10, le feu a pris à une vitesse incroyable au niveau de la toiture de l’édifice et très vite c’est la catastrophe malgré l’intervention de très nombreux pompiers sur place. Le bois de la charpente qui est d’époque, donc très sec, a accéléré la propagation. Ce sont les voisins qui ont donné l’alerte.

Un couvreur du village, habitué à intervenir sur le site, avait réalisé des travaux d’entretien mardi en journée. Il aurait effectué une soudure sur la gouttière entraînant un début d’incendie, rapidement maîtrisé.

Malheureusement, le feu s’est réveillé en soirée. L’adjudant-chef Devos de la Brigade du Nouvion précise que le sinistre était maîtrisé dans la nuit vers 3 h, mais ce n’est qu’à l'aube que le danger était écarté. Le feu a épargné le clocher et la tour du XIIe siècle.

Les pompiers et la population ont sauvé ce qui pouvait l’être, mobilier, tableaux, statues, la Sainte Vierge en bois polychrome du XVIe siècle a fortement été endommagée précise le maire Jérôme Langhendries. C’est une des pièces maîtresses de cette église inscrite aux Monuments historiques. Les objets sauvés des flammes ont été mis en sécurité et l’église fermée au public.

L’heure est à la consternation au sein de cet agréable village de Thiérache situé près de La Capelle « ici, les habitants se sont mariés ou sont enterrés ici, c’est vraiment beaucoup d’émotion, ma fille a été baptisée dans cette église. » détaille avec émotion le maire. L’édifice religieux était en très bon état général avec des travaux réguliers, il y a deux ans, la commune faisait reposer un escalier pour accéder dans la salle de refuge, un endroit qui pouvait être accessible lors des Journées du patrimoine. Selon les archives, il faut remonter à 1734 pour trouver trace du dernier incendie.

En attendant la valse des experts en assurance et autres spécialistes du patrimoine, c’est tout un village attaché à son église qui est en deuil. Deux mariages étaient prévus cette année. Il faudra trouver une autre solution.

Source : L'Aisne Nouvelle