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La façade occidentale de la cathédrale de Troyes retrouve la lumière

Monument aubois le plus visité, la cathédrale est rendue à ses admirateurs après trois ans de travaux liés au Plan de relance.

Après plus de trois ans de chantier, la place Saint-Pierre a été libérée et la travée centrale de la façade occidentale de la cathédrale de Troyes a retrouvé la lumière du soleil… et le regard des visiteurs !

Car la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul est le monument aubois le plus visité avec presque 150 000 visiteurs l'année passée…

Engagés dans le cadre du volet « culture » du Plan de relance de l'économie (100 M€ pour le patrimoine, votés fin 2008), les travaux ont débuté en juillet 2009, en deux tranches ; suivies d'un chantier supplémentaire pour la restauration du portail principal.

La cathédrale est propriété de l'État et, pour cette campagne de restauration, l'État a affecté dès les premiers mois de 2009 quelque 1,6 M€ en « autorisation d'engagement » : soit l'ouverture d'une première tranche (2009-2010) immédiatement suivie d'une seconde ouverte en 2010 pour un montant total de quelque 3 M€. Un reliquat de budget a permis la restauration (au lieu du simple nettoyage prévu initialement), du portail central.

Le chantier concernait la travée centrale de la cathédrale de 0 à 33 m : jusqu'à la terrasse qui sépare la tour Saint-Pierre de la base de la tour Saint-Paul.
De haut en bas, les travaux ont permis la réalisation de l'étanchéité de la terrasse (zinguerie) et la réfection du fronton portant les armes de Troyes et de la balustrade couchées, lors de la tempête de décembre 1999 (taille de pierre, sculpture et maçonnerie).

De 33 à 18 m - le niveau du grand gable - les travaux ont concerné la purge et le remplacement de pierres de parement, le nettoyage d'une sculpture assez foisonnante (fixée par le photographe Pascal Stritt), et puis surtout la restauration de la grande rose occidentale : réseau de pierre et vitraux de Jehan Soudain.
Véritable chef-d'œuvre réalisé en 1546-1547, la monumentale rose (9 m x 15 m) a retrouvé le jaune d'argent à l'ancienne qui lui donne cet incomparable éclat au couchant. Elle a en outre été doublée d'une verrière de protection de verre neutre.
La dernière phase, de 18 à 0 m - le portail majeur - a été réalisée sur les derniers mois de 2012 sur un financement complémentaire de 360 000 €. Notamment pour corriger des restaurations maladroites du XIXe siècle.

Les chantiers successifs

Rappelons que depuis son achèvement, les plus grands travaux de restauration exécutés sur la cathédrale de Troyes l'ont été au XIXe siècle. Le chœur et le transept - le pignon sud du transept menaçait de verser -, ont pratiquement été reconstruits entre 1849 et 1866 par l'architecte diocésain Eugène Millet. Les travaux ont concerné d'abord l'élévation avant la reprise des fondations et des piliers.
Plus récemment, la tour Saint-Pierre a connu 10 longues années de travaux (1990-2000) pour une restauration des faces nord et ouest de 0 à 66 m.

Le plan de relance n'a pas concerné, dans l'Aube, que la cathédrale de Troyes.
Ailleurs dans le département, une belle dotation a été accordée à l'église de Pargues, pour en lancer la restauration (465 000 €, initialement). Deux tranches sur le chœur (1 M€) et une phase supplémentaire sur la nef romane (200 000 €) permettront peut-être sa réouverture pour les Journées européennes du patrimoine, en septembre prochain.

En région, enfin, le plan de relance a mobilisé 6,9 M€ d'autorisation d'engagement sur les cathédrales de Reims (1,2 M€) et de Langres (364 000 €), la Halles du Boulingrin et le théâtre de Saint-Dizier. Réception des travaux de la cathédrale de Troyes, ce soir à 17 heures.

Source : lest-eclair.fr