Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Presse Presse
 

subscribe to the newsletter subscribe to the newsletter

 
Document Actions

La restauration intérieure de l’église méritait bien douze ans d’attente et 1,2 million d’euros (Creuse)

Douze ans après la première délibération de son Conseil municipal, Lupersat vient, enfin, d’inaugurer l’achèvement de la restauration intérieure de son église.

Le 6 juillet 2001, le Conseil municipal de Lupersat, présidé à l'époque par Michel Moreigne, sénateur-maire de Lupersat, délibérait sur la restauration générale de l'église Saint-Oradour.

Entre étude préalable, constitution du dossier et demandes de financement, douze années se sont écoulées et l'inauguration de la restauration intérieure vient d'avoir lieu, samedi, en présence de nombreux invités.

Didier Rimbaud, technicien à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), a retracé les différentes étapes des travaux. Il a souligné que les objectifs, financiers et techniques, ont bien été respectés, contrairement au délai qui a été largement dépassé.

Clarté majestueuse

Cette restauration devait permettre au monument de retrouver son aspect d'origine, tout en remédiant à divers désordres et en luttant contre l'humidité. Aujourd'hui, la blancheur des murs peut surprendre, mais elle donne une clarté majestueuse. Ils apparaissent dénudés, agrémentés de statues restaurées. Dans cette blancheur, le retable baroque semble rayonner, tout comme les vitraux parfaitement rénovés, qui composent avec la lumière. Un chauffage par le sol a été installé et les bancs ont été remis à neuf.

Dans son allocution, Marie-Thérèse Agabriel, maire de la commune, a tenu à saluer Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments Historiques. Elle a souligné l'aide importante apportée par la Drac, rappelant que ce projet a bénéficié de subventions à hauteur de 100% hors taxes.

Michel Moreigne, sénateur honoraire, a mis en avant le rôle des représentants de l'État dans cette réalisation et le professionnalisme des secrétaires de mairie qui n'ont pas croulé, malgré « une hauteur du dossier qui avoisine les deux mètres, et je n'exagère pas ».

Et maintenant, un diagnostic sur l'extérieur

Les autres intervenants ont, tous, prôné le savoir-faire des entreprises qui permet à cet édifice d'être l'un des plus jolis de la Creuse, surtout si on le ramène à la taille des communes.

« Ce type de réalisation permet de respecter la tradition de l'histoire. C'est un moyen de préparer l'avenir, véritable carte d'identité de notre département », a ainsi indiqué Jean-Jacques Lozach, sénateur et président du Conseil général. La restauration intérieure achevée, un diagnostic général sur la rénovation extérieure est envisagé, des désordres assez dommageables étant apparus depuis la première étude.

La messe inaugurale des travaux a eu lieu à 18 heures, jour de la fête de saint Oradour, patron de l'édifice. À cette occasion, l'abbé Binon a eu l'honneur de recevoir l'évêque de Limoges qui a célébré la messe devant de nombreux paroissiens.

Source : lepopulaire.fr