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L'Abbaye de Toussaint, une ruine devenue dangereuse (Marne)

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). L'association de protection du patrimoine Nouvelle Catalaunie tire la sonnette d'alarme quant à l'Abbaye de Toussaint et demande de vraies protections au promoteur Nacarat afin qu'ados et squatters ne puissent pénétrer sur le site devenu dangereux. Elle sollicite aussi le maire afin que soit pris un arrêté de péril.

Du lourd. Du très lourd. Des planchers qui s'effondrent et des cheminées arrachées voisinent avec des murs tagués. Une cage d'ascenseur avec un grand vide, des restes alimentaires, des sous-vêtements, des chaussures, des excréments humains, et un début d'incendie dans une aile : arrêtons ici l'inventaire de ce qui se cache aujourd'hui derrière les murs de l'Abbaye de Toussaint, belle pièce du patrimoine inscrite aux Monuments historiques mais qui a, hélas, très mal évolué avec les affres des saisons, faute de travaux réalisés en temps voulu.

« Incurie et laxisme »

« L'état d'abandon le plus total qui prévalait il y a quelques mois s'est complètement dégradé. Le site a été livré au pillage et au vandalisme en tout genre qui sont venus s'ajouter aux squats de cet hiver et aggravé la situation sanitaire de cet ensemble protégé qui est devenu une ruine », explique Bruno Malthet.
Samedi dernier, lors de ses pérégrinations dans la ville-préfecture, le président de Nouvelle Catalaunie est tombé ni sur un os ni sur une porte close mais au contraire, sur un accès totalement ouvert place des Arts, lui permettant de pénétrer sur site et de découvrir l'étendue des dégâts. Pas besoin d'aller très loin pour pénétrer dans l'abbaye, du moins ce qu'il en reste, et se balader dans ces murs gorgés d'histoire puisque des protections ont été ôtées ces derniers mois.

Aux quatre vents. Après les squatters de cet hiver, des ados ayant dégoté là un étrange terrain de jeu, dévalaient hier les escaliers à leur risque et péril car de nombreux parquets arrachés laissent apparaître des poutres puis… le vide. Un dramatique accident peut vite arriver. Dans le décorum : une façade privée de la majeure partie de ses huisseries, des fenêtres balayées récemment par des pluies traversières, des descentes d'eau qui érodent la craie.
« Que cherchent donc ceux qui nous gouvernent ? Démolir purement et simplement l'abbaye en réalisant en lieu et place trois bâtiments d'une vingtaine de logements ? », s'énervent les défenseurs du patrimoine rencontrés hier après-midi.

Pas encore le tribunal…

Leur président ne mâche pas ses mots : « Il y en a marre de l'incurie et du laxisme des élus et promoteurs ». Si ce dernier ne menace pas encore de recours juridictionnels, il vient de contacter Nacarat, promoteur afin qu'il clôture et sécurise les lieux, qu'il ferme efficacement et durablement toutes les ouvertures des façades des quatre ailes afin qu'aucun intrus ne puisse y pénétrer, face procéder à l'effacement des tags et abandonne tout projet de cloisonnement des salles situées à côté de la salle capitulaire.

Côté mairie, le président a rédigé un courrier qu'il va envoyer à BBB afin qu'il prenne plusieurs décisions quant à cet épineux état de fait. Et notamment qu'il paraphe immédiatement un arrêté de péril. Des premières actions afin de sauvegarder cette abbaye.

Source : lunion.presse.fr