Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Presse Presse
 

subscribe to the newsletter subscribe to the newsletter

 
Document Actions

Lauzun (Lot-et-Garonne) : l’église de Queyssel lutte contre l’oubli

Petite église romane perdue dans la campagne, l'église de Queyssel, à l'abandon, lutte tant bien que mal contre l'oubli.

À quelques kilomètres au nord-est de Lauzun, juste à la frontière avec la Dordogne, se trouve le lieu dit Queyssel. Là, entourée de maïs, une église romane profite paisiblement de sa place au soleil, comme un temple oublié des hommes. Pourtant, d’après des fragments de mosaïques et de pierres retrouvés près du cimetière, les lieux n’ont pas toujours été si délaissés, ces fragments ayant vraisemblablement appartenu à une villa gallo-romaine.

Aujourd’hui, si le toit peut encore tolérer sa coiffe de plantes, l’intérieur, lui, est pour le moins abîmé. Il faut dire qu’elle attend là depuis le XIe siècle, l’église Saint-Pastour, du nom du martyr Pasteur, patron des écoliers. Et en dix siècles, les pierres de l’édifice se sont un peu effritées.

La main de l’homme l’a bâtie mais son pied ne foule plus le sol. Aujourd’hui, les visiteurs les plus assidus se faufilent par des trous ici et là, mais volatiles, insectes et rongeurs ne viennent pas à Queyssel que pour prier… Les traces de leurs passages sont présentes un peu partout, comme le sont celles du temps et de l’abandon.

Malheureusement pour cette bâtisse classée petit patrimoine rural, les subventions et autres aides pécuniaires manquent et les rénovations ne finissent plus de se faire attendre. Pourtant cette modeste église tient caché contre son cœur un petit secret : une croix renversée. Symbole du satanisme ? Peu probable. En revanche, on peut y voir la représentation de la crucifixion de Saint-Pierre, lequel demanda d’être crucifié à l’envers, par humilité. Un sentiment que doit bien connaître cette église, ouverte au public une fois par an en juin pour les Journées du patrimoine local.

Source : SudOuest.fr