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Le rocher d’Aiguilhe (Haute-Loire) en route vers une inscription au patrimoine de l’UNESCO

Les élus de la commune ont lancé les démarches pour que le célèbre dyke et sa chapelle Saint-Michel soient inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une reconnaissance nationale est d’abord exigée.

Si les touristes doivent monter 268 marches pour atteindre la chapelle Saint-Michel, les élus devront également en gravir un certain nombre pour que le site soit inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après la cathédrale du Puy-en-Velay et l’Hôtel-Dieu, le rocher d’Aiguilhe pourrait devenir le troisième site de Haute-Loire et le quatrième d’Auvergne (la basilique romane Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand en fait partie) à obtenir la prestigieuse inscription.

La condition sine qua none est d’abord une reconnaissance nationale. Les élus d’Aiguilhe ont entrepris, en octobre 2011, les démarches pour un classement au titre « Paysages et sites remarquables », délivré par le ministère de l’Environnement. La chapelle est classée monument historique depuis 1840, mais pas le rocher, haut de 82 mètres, sur lequel elle a été construite en 962.

« Le classement n’est pas quelque chose de banal. Il engage l’État sur le caractère remarquable et unique du site », explique Michel Roussel, le maire de la commune.

Le soutien de l’État semble d’autant plus nécessaire que le rocher, victime de l’érosion, est de plus en plus fragile. Il s’est formé il y a 1,5 à 2 millions d’années, après l’explosion d’un volcan sous une couche d’eau. Le conflit hydromagmatique, c’est-à-dire le contact entre l’eau et la lave, a donné naissance à cette formation élancée.

Victime de l’érosion

« La matière est relativement légère et friable et le rocher représente un ensemble de roches sous forme d’écailles, empilées de manière très irrégulière et de tailles très différentes. La friabilité et sa morphologie peuvent induire des glissements et des chutes de pierres. Il y a donc deux enjeux : ne pas laisser le patrimoine se dégrader, mais aussi veiller à la sécurité, prévient le maire. Si le site est classé, nous pourrions bénéficier de l’expertise de l’État et d’un accompagnement financier. »

L’ambition finale est l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques. « L’une des exigences de l’UNESCO est justement d’être protégé par des mesures nationales », précise Michel Roussel. Cette inscription donnerait incontestablement un coup de pouce à l’activité touristique et économique. « Au-delà de la reconnaissance d’un site exceptionnel par sa situation et sa forme, il s’agira d’améliorer son image auprès des locaux qui le connaissent mal. Ça permettra aussi de renforcer l’attractivité de l’ensemble Aiguilhe/Le Puy. Tous les partenaires en profiteront », explique Sébastien Falcon, régisseur. Les retombées pourraient se chiffrer très vite, puisqu’en général, les visites augmentent de 25 à 30 % l’année qui suit l’inscription.

Le classement national pourrait intervenir courant 2014. Le dossier est en cours d’élaboration et une enquête publique sera réalisée en septembre. « Fin octobre, on devrait passer le cap de la commission départementale des sites, qui doit être saisie pour un avis qui sera transmis à Paris au ministère de l’Environnement. La démarche de l’UNESCO est parallèle à celle-ci », conclut Michel Roussel.

Source : LeProgrès.fr