Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Presse Presse
 

subscribe to the newsletter subscribe to the newsletter

 
Document Actions

Le Vieux-Marché (Côtes-d'Armor) : des scouts chrétiens et musulmans au chevet de la chapelle Saint-Fiacre

Scouts chrétiens et musulmans oeuvrent ensemble pour sortir la petite chapelle de l'oubli.

Scouts chrétiens et musulmans se sont retrouvés sur le site de Saint-Fiacre avant de rejoindre à pied le hameau des Sept-Saints et ses festivités.

Des ruines à déblayer

Samedi, le thème du colloque des rencontres islamo-chrétiennes des Sept-Saints était « Dialogue des cultures : l'apport du scoutisme ». Il va déboucher sur une action concrète : un chantier de déblaiement des ruines de la chapelle Saint-Fiacre sur la route entre Le Vieux-Marché et Pluzunet. « Cet édifice avait été estimé au prix de 90 livres à l'époque de la Révolution », rappelle Sébastien Le Guillou.

Saint patron des jardiniers

Fin connaisseur de l'histoire locale, c'est lui qui a proposé cette mission à Patrick Léger et aux responsables de l'association Sources des Sept Dormants. « Il ne s'agit pas ici de rénovation mais d'une mise en valeur d'une des reliques de notre patrimoine ».

Car de l'ancienne chapelle Saint-Fiacre (saint patron des jardiniers), il ne reste que l'esquisse d'un porche et quatre murs plus ou moins éboulés. Les ronces, le lierre et les arbustes y ont pris leurs quartiers depuis bien longtemps au point que, malgré sa situation en bord de route, elle est quasiment invisible des passants.

Une équipe de pionniers

Là où cette initiative prend la valeur d'un symbole, c'est lorsque l'on sait que cette réhabilitation va être menée par un groupe de scouts marins musulmans du secteur de Vannes. Hocine Sadouki, commissaire général adjoint des Scouts musulmans de France explique son déroulement : « Une équipe de cinq pionniers viendra travailler ici en moyenne un week-end tous les deux mois. Avec l'espoir que pour la prochaine fête des Sept-Saints, le site soit accessible au public. » Thaïra et Amira, deux jeunes pionnières originaires de Vannes et présentes sur place, ont pu apprécier la mission qui les attend.

Les maisons de Dieu

Ce qui les motive, c'est la vie d'équipe et l'espoir de participer plus tard à un chantier international de jeunes. Pour autant, un édifice chrétien sorti de l'oubli par des jeunes musulmans, ce n'est pas commun. « Cela participe à la connaissance de l'autre. Mosquées ou chapelles, il s'agit toujours de maisons de Dieu envers qui nous devons avoir un devoir de mémoire et qui appartiennent toutes au Patrimoine de l'humanité », argumente Hocine Sadouki.

Source : Ouest-France.fr