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L'église Saint-Léonard ressuscite encore une fois

L'église Saint-Léonard rouvrira ses portes dans quelques jours, après plus de trois années de travaux. L'édifice dédié au saint patron des prisonniers a été libéré des travaux de restauration qui l'emprisonnaient depuis plus de trois ans. Retour sur l'histoire de cette église dont la réouverture est imminente.

L'histoire de l'église Saint-Léonard a été des plus chaotiques. Le sanctuaire qui existait en 1186 a été détruit en 1357 par les Anglais. L'édifice reconstruit dans le style gothique flamboyant a été incendié par les Huguenots durant les guerres de religions. Le phénix de pierre est rené une nouvelle fois de ses cendres aux XVII e et XVIII e siècles. Au début des années 2000, c'est la façade du monument (la partie la plus ancienne qui date du XIV e siècle), qui a failli connaître le pire : ses pierres lépreuses et noires comme la peste s'érodaient à chaque nouvelle extrême-onction de la pluie. Fin 2009, la municipalité engage d'importantes restaurations : charpente, maçonnerie, consolidation d'une tourelle, stabilisation du beffroi, nettoyage des sculptures, dépose et repose des vitraux, renforcement des pierres de l'édifice...

Un chantier malchanceux

En 2011, Saint-Léonard échappe aux flammes de l'enfer quand un incendie ravage une partie des échafaudages. L'expertise retarde les travaux qui s'éternisent. Fin 2012, l'armature qui masque la façade et ceinture le clocher est enfin enlevée. Saint-Léonard, libérée de ses barreaux de métal, resplendit enfin. Mais la cure de jouvence est de courte durée. Les pierres qui n'ont pas été traitées contre les moisissures verdissent rapidement. Une nouvelle intervention est nécessaire au printemps.

« Mais cette fois-ci tout est prêt, rassure le père Olivier Ruffray. Il reste un peu de ménage à faire mais nous pourrons à nouveau célébrer les offices dans quelques jours. »

Comme un signe, les cloches, muettes depuis 2010, ont sonné à la Pentecôte comme si elles annonçaient la libération de l'édifice religieux. Bientôt, les visiteurs pourront redécouvrir à l'intérieur un beau lutrin en cuivre jaune de Villedieu datant de 1791, qui représente un aigle terrassant le serpent. Il restera toutefois un dernier chantier à effectuer : « La remise en état de l'orgue », un Cavaillé-Coll-Mutin reconstruit en 1902.

Source : ouest-france.fr