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L'Eglise Sainte-Marie de la Chambre d'Amour, à Anglet (64), devient le premier monument classé de la ville

L'église de la Chambre d'Amour, située à Anglet dans les Pyrénées-Atlantiques, fut construite en 1932. Elle a été inscrite au titre des Monuments historiques.

eglise_sainte-marie_-_anglet.jpgDescription de l'édifice

L'église a été bâtie par l’architecte Charles Hebrard, dans un jardin dessiné par les frères Gelos et abritant le presbytère et un fronton.
Construite en 1932, l’architecture reprend de façon épurée certains éléments de l’architecture religieuse basque : porche couvert en légère saillie sur la façade, porte d’entrée surmontée d’un arc en plein cintre d’allure romane, façade se terminant en pignon triangulaire où sont logées les cloches. L’église abrite des vitraux des ateliers Mauméjean ; les peintures du chœur de l’église ont été réalisées par Berthe Grimard, sœur d’André Grimard.

Premier bâtiment de la commune à bénéficier d'une protection 

Il y a une première fois à tout. Depuis le 12 décembre dernier, l'église Sainte-Marie de la Chambre d'Amour ouvre la voie des bâtiments classés dans la ville et devient le premier édifice inscrit à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) au titre des Monuments Historiques. « Plus on étudie ce monument, plus on réalise que c'est un exemple d'architecture absolument exceptionnel », assure Mano Curutcharry, conservatrice des antiquités et des objets d'art pour l'arrondissement de Bayonne.

Sainte-Marie a été proposée pour être classée, avec quinze autres églises basques à tribunes en Labourd et Basse-Navarre. « Au Pays basque on a plutôt l'habitude de parler d'églises à galeries, mais le terme exact est tribune », précise Mano Curutcharry.

Une œuvre d'art totale

Le monument est en béton armé. Sainte-Marie n'a rien des traditionnelles églises gothiques ou romanes en pierres taillées. Elle est une toute jeune fille. Construite dans l'entre-deux-guerres et achevée en seulement deux ans en 1932. Elle n'a rien d'une relique, comme l'église Saint-Léon, près de la mairie, qui date du XVIe siècle. « Les bâtisseurs ont réalisé une interprétation moderne du modèle traditionnel. C'est une œuvre d'art totale », souligne Mano Curutcharry. Si l'extérieur immaculé reste discret, malgré d'originales boules de décoration peintes en jaune, la conservatrice désigne les vitraux dans la nef, ainsi que les mosaïques et le mobilier liturgique créés par le maître verrier Charles Mauméjean. Ainsi que la fresque de la vierge à l'enfant derrière l'autel, de Berthe Grimard, fille du célèbre peintre bayonnais.

Après la première étape de l'inscription au titre des Monuments Historiques, la deuxième, toujours en cours, est le classement. Elle devrait aboutir dans le courant de l'année 2014.

« Cette protection permet de retrouver un regard sur l'édifice », insiste Soazick Le Goff-Duchateau, architecte des Bâtiments de France. « L'église m'a été révélée grâce à cette procédure de classement. Je n'avais jamais réalisé tout ce qu'il y avait à l'intérieur », confie le curé Peyo Bordagaray. Le diocèse, propriétaire des lieux, a également été consulté pour la procédure de classement. Car si la mesure permet de protéger le bâtiment, elle entraîne de nouvelles contraintes en cas de travaux.

Périmètre de protection

Une fois que l'arrêté du préfet de Région sera publié, les bâtiments situés aux abords de l'église Sainte-Marie seront également impactés. Dans ce quartier résidentiel à forte densité, les propriétaires concernés seront nombreux.
Alors au lieu du rayon de 500 mètres réglementaire autour d'un monument classé, « un périmètre de protection adapté a été examiné par la commission », indique l'architecte des Bâtiments de France. Cela fera l'objet d'une enquête publique. Tous travaux envisagés par les propriétaires des bâtiments situés dans ce périmètre devront être soumis à son avis d'expert. « Ils ne pourront pas faire n'importe quoi », précise Soazick Le Goff-Duchateau.

 

Source: www.sudouest.fr