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L'héritage des juifs dans le Vaucluse pourrait figurer au patrimoine de l'UNESCO

Investi par les Juifs depuis plusieurs siècles, le Vaucluse possède un patrimoine juif de première importance qui pourrait bien figurer sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

La synagogue de Cavaillon

Annie Stoyanov, présidente de l'office de tourisme de Cavaillon, devenue ajointe à la Culture, a raconté au quotidien La Provence comment elle a pris conscience, il y a une quinzaine d'années, de l'importance du patrimoine juif dans sa région : « David était tour operator à New York. J'étais avec cet homme devant la synagogue. Et d'un coup, il s'est mis à pleurer. Comme je le regardais avec étonnement, il m'a expliqué : "Vous comprenez, c'est une des quatre villes saintes. J'ai toujours rêvé de venir ici". C'est sans doute ce jour-là que j'ai compris l'importance de ces lieux. Bien sûr, nous avons des visiteurs très spécialisés. Mais le grand public, lui, passe malheureusement trop souvent à côté de ces choses si fortes ».

Philippe Aramel, l'architecte des Bâtiments de France, lui a suggéré que le meilleur moyen de donner plus de visibilité à cet ensemble exceptionnel serait de demander son inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. A côté d'Avignon, qui conserve la mémoire des « juifs des papes », d'autres villes abritent des témoignages de la vie et de l'histoire juive de ce qui était le Comtat Vénaissin : Carpentras, l'Isle-sur-la-Sorgue, Pernes-les-Fontaines. Là, les juifs bénéficiaient d'une relative tolérance, du XIVe siècle à l'époque des papes d'Avignon jusqu'à la Révolution française et le statut qui leur a été alors accordé.

Candidature présentée au ministère

Une jeune femme a été employée pour « monter » le dossier, sous la direction scientifique de Simone Mréjen Ohana, historienne spécialiste du patrimoine juif comtadin, de Jean-François Delmas, conservateur de la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras, ou François Guillonnet, responsable des musées de l'Isle-sur-la-Sorgue, et ancien archéologue départemental.

Le dossier comprend une lettre d'engagement des maires concernés ; une présentation de l'intérêt universel du projet ; et une description minutieuse du patrimoine et des limites précises de l'emprise urbaine des anciens ghettos. Ce dossier a été déposé le 19 juillet au ministère de la Culture où les élus se sont rendus en délégation.

Le dossier doit obtenir d'abord l'agrément de l'État, qui présentera lui-même sa candidature devant l'UNESCO, dont la décision de rejet aurait un caractère définitif.

38 « biens » en France

Près du Comtat Vénaissin, la France compte déjà plusieurs sites inscrits au patrimoine mondial de l'humanité, établi par l'UNESCO : la Cité des papes d'Avignon, le théâtre antique d'Orange (et son arc de triomphe), les vestiges romains d'Arles ou encore le pont du Gard. L'énumération diffère suivant les sources, mais au total, notre pays compterait 38 biens inscrits au patrimoine mondial, ainsi que 34 sites qui figurent sur la « liste indicative » de l'UNESCO, une sorte de statut provisoire d'attente.

L'Italie en dénombrerait 48, l'Espagne 44, la Chine 43, l'Allemagne 37, le Mexique 31, l'Inde 29, le Royaume-Uni 28, la Russie 25 et les Etats-Unis 21.

Source : Fait-Religieux.com