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Mosquée bleue, obélisque de Théodose, Colonne serpentine, Grand Bazar d’Istanbul : Les symboles d’une culture qui résiste au temps

Une promenade à Istanbul

Mardi 21 mai 2013. Il est midi à Istanbul, capitale économique, industrielle, commerciale et culturelle de la Turquie. Trois heures en moins en Côte d’Ivoire. Le soleil est là, avec une douceur marine. Nous sortons du musée Sainte Sophie, au quartier Eminonu. La remontée du temps et la découverte des merveilles de ce patrimoine historique, nous donne du tonus pour continuer la marche à la découverte des monuments et places de choix de la ville de plus de 20 millions d’habitants. La Mosquée Bleue est l’un des endroits les plus visités d’Istanbul.

La mosquée bleue aux 6 minarets

Séparée du musée Ste Sophia par un jardin, la Mosquée Bleue affiche toute sa splendeur. Ses murs sont de couleur beige. Elle doit son appellation aux nombreuses faïences de couleur bleue qui lui ont valu son surnom en Europe. Elle a été construite entre 1609 et 1616, sous le règne du Sultan Ahmet 1er. Sur une étendue de 64 m sur 72, elle comporte 260 fenêtres. A sa construction, cet édifice religieux faisait partie d’un ensemble de bâtiments, notamment des bains turcs, des écoles coraniques, des cuisines, un marché et un hôpital qui avaient des fonctions sociales et dont les revenus assuraient le fonctionnement et l’entretien de la mosquée. Selon nos sources, à ce jour, il ne reste que le marché, une école coranique et des tombeaux autour de l’édifice religieux. Il faut noter qu’à l’époque, et durant de nombreuses années, La Mosquée Bleue était le point de départ des caravanes de pèlerins vers les lieux saints de La Mecque.

L’obélisque de Constantine

En face de La Mosquée Bleue, se dresse une grande place appelée At Meydani. Dans l’antiquité, elle servait d’hippodrome à course de chars et abritait un grand stade qui pouvait accueillir plus de cent mille personnes. En ces lieux se trouve l’obélisque de l’Empereur Théodose. A juste titre, les touristes y accourent, pour visiter et dévorer des yeux, cette œuvre immense qui défie et résiste au temps, en dépit de quelque altération. Cet ouvrage de grand génie mesurait à l’origine 60 mètres. Il se serait brisé lors de son transport d’Alexandrie en Egypte à Istanbul. En observant bien le socle de l’obélisque, on remarque qu’il représente l’Empereur Théodose dans sa loge du stade, pendant les courses de chars, entouré de sa famille, de ses gardes et des spectateurs. On le voit également sur les autres faces du monument, dominant ses adversaires vaincus qui lui font allégeance et qui lui apportent des offrandes suivis d’un cortège et assistant à l’élévation de l’obélisque. L’Empereur est entouré par ses fils et remet des trophées aux vainqueurs des courses de chars.
Non loin de l’obélisque, se trouve la colonne serpentine.

La colonne serpentine

Comme l’indique son nom, elle a une forme de serpent. Autrefois, elle avait neuf têtes. A présent, il n’en reste plus aucune. Il n’empêche que c’est un symbole riche en enseignements. Il résulte d’un butin de guerre et provient du temple d’Apollon, le dieu grec de la musique, du chant et de la poésie, de Delphes. C’est l’empereur Constantin qui déplaça la colonne serpentine à Constantinople, aujourd’hui à Istanbul. Il ne reste qu’un ensemble de serpents emmêlés.
La colonne serpentine était l’endroit où s’entassait les butins de guerre et également le lieu où l’on détruisait les armes des vaincus. Une sorte de désarmement à l’antique. Comme quoi, « tout ce qui est a été et tout ce qui a été sera ».

Le grand bazar d’Istanbul

Autre lieu, même symbolique culturelle ! Le grand bazar situé en plein centre d’Istanbul qui séduit par ses bâtiments médiévaux. C’est un dédale de couloirs couverts. Il s’étend sur plusieurs hectares et est une véritable enclave dans la ville. Le grand bazar, c’est plus de 3000 boutiques touristiques qui accueillent du beau monde. On y trouve tout, de la riche culture turque. Des tapis, de pots de décorations, des habits, des chaussures, du café turc, des ustensiles et bien d’autres articles. En cet endroit bruyant en allées et venues, les commerçants usent de toutes sortes de stratégies pour écouler leurs affaires.
Il faut le dire. Istanbul regorge de tant de monuments et de places qui attestent du rayonnement culturel de la capitale économique de la Turquie. On pourrait citer les restaurants aux succulents mets locaux, l’immense aquarium à découvrir et qui laisse le visiteur pantois, tant par la grande variété de poissons qui y vivent que la beauté de l’œuvre architecturale qui force l’admiration et édicte sur le génie turc.

Source : abidjan.net