Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Presse Presse
 

subscribe to the newsletter subscribe to the newsletter

 
Document Actions

Restaurée de fond en comble, l’église Saint-Etienne d’Éclaibes est repartie pour mille ans (Nord)

C’est une belle et qui plus est complète restauration de l’église Saint-Etienne qu’ont pu découvrir les paroissiens et habitants de la commune et des environs dimanche matin, à l’occasion d’une cérémonie toute simple destinée à marquer ce renouveau.

Elle n’était certes pas décrépie l’église Saint-Etienne, une construction caractéristique de l’art et de l’architecture religieux de l’Avesnois, plus encore avec son petit cimetière attenant et le mur d’enceinte l’entourant, conférant à l’ensemble un bel ordonnancement. Mais la réfection totale menée sur cet édifice de briques et de pierres, autre caractéristique, en fait désormais un authentique petit bijou dans lequel on a envie de rester pour l’ausculter brique par brique, pierre par pierre, voûte par voûte, dans la lumière douce qui baigne la nef, le chœur et le transept. La maçonnerie, les pierres de taille, la charpente, la toiture, les abat-sons, les vitraux et verrières, les peintures intérieures, l’éclairage, les écoulements, le mur d’enceinte : tout a été refait.

Comme toujours en pareille circonstance, l’événement a transporté en d’autres temps. Ici en 1568, date de reconstruction de l’église indique Jean-Pierre Marion. L’élu qui a plus particulièrement suivi le chantier pense que les origines de la sentinelle qui trône depuis des temps immémoriaux au centre du village sont antérieures à cette date. Lors des travaux, une baie romane bouchée a été mise au jour. Or, précise J.-P. Marion, le roman a été en usage du XIe au XIIIe siècle, Saint-Etienne pourrait donc bien avoir des racines qui plongent dans cette période.

À n’en pas douter, la rénovation qui a été menée fait respect à l’Histoire. « Nous avons voulu la restaurer sans la dénaturer », a insisté Yvon Dubois, maire. Saint-Etienne est repartie pour mille ans et une sentinelle veille sur la sentinelle, qui gît à proximité ainsi que l’indique l’épitaphe : « Icy repose le corps du sir Deridau concierge du château d’Esclaibbes décédé le 15ième du Xbre de l’an 1623 à l’âge de 56 ans ». De profundis.

Le financement

Des sous de partout

Le conseil a en quelque sorte perpétué une tradition séculaire pour monter le dossier de financement du chantier en allant chercher des sous un peu partout. En 1162, Nicolas, évêque de Cambrai, concède les autels d’Éclaibes et de Floursies à l’abbaye de Liessies. Quelques siècles plus tard la famille de Croÿ, qui occupe le château d’Éclaibes, contribue au financement du chœur, ainsi qu’en témoignent, sur une voûte, les armoiries de la famille et de Madeleine d’Egmont, princesse de Chimay et du Saint-Empire, épouse d’Alexandre de Croÿ, seigneur d’Éclaibes.

Plus près de nous (mon Dieu) la manne est républicaine. Les 450 000€ ont été financés à 80% par les conseil général et régional, 25 % chacun, la fondation du Patrimoine et la communauté de communes de Sambre-Avesnois pour 33 000€ chacune, l’association de Sauvegarde de l’art français et l’Etat, 30 000€ pour l’une et l’autre et une souscription, à laquelle a notamment répondu un certain Pierre d’Esclaibes.

Source : lavoixdunord.fr