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Saint-Pons (34) : D'importants travaux à venir sur la cathédrale

Joyau du patrimoine local, la cathédrale n'a pas été épargnée par le temps et d'importants travaux, notamment en toiture, sont nécessaires. Trois architectes ont été consultés pour la réalisation d’une étude diagnostic et l'offre de Frédéric Fiore (Montpellier) a été retenue. Le conseil souhaite à l’unanimité solliciter les services de la direction régionale des affaires culturelles pour un cofinancement de ce programme de rénovation.

Un peu d'histoire

L’abbaye bénédictine de Saint-Pons est fondée en 936 par le comte de Toulouse, Raymond III Pons et son épouse Garsinde. L’abbatiale romane remonte à la fin du XIIe siècle lors de la reconstruction de l’abbaye pillée et en partie ruinée par le vicomte de Béziers Roger II Trencavel en 1170, puis fortifiée au XIIIe siècle. Seul le côté nord conserve aujourd’hui les vestiges de cette époque : deux tours crénelées sur les quatre tours d’angle de l’enceinte avec une rangée de meurtrières courant au-dessus des fenêtres.

L’abbaye est érigée en évêché par une bulle du pape Jean XXII le 18 février 1318[réf. nécessaire]3, consacrée tout comme l’abbatiale et la ville à saint Pons de Cimiez. L’abbatiale devient donc cathédrale, le père abbé Pierre Roger le premier évêque et les moines constituent le chapitre cathédral.

À la fin du XVe siècle, un chœur de style gothique est mis en chantier pour remplacer le chœur roman, mais les travaux ne seront jamais terminés à cause de la destruction du cloître et de la cathédrale par les huguenots en 1567.

Restée en partie ruinée pendant plus de 150 ans à cause des guerres de religion, l’intégrité de la cathédrale n’est rétablie qu’au XVIIIe siècle et c’est en 1711 que l’actuelle façade néoclassique est érigée à l’emplacement du chœur détruit et donc l’orientation traditionnelle de la nef, avec chœur à l’est, inversée. À l’opposé, donc à l’ouest, on obture le triple portail d'entrée primitif, et un nouveau chœur est créé. Ce chœur est enrichi en 1768 d’un luxueux décor en marbre de Caunes-Minervois et d’Italie, puis clos en 1771 par de magnifiques grilles en fer forgé et doré et enfin pourvu de l’orgue exceptionnellement parvenu jusqu’à notre époque quasiment dans son état d’origine. À la Révolution, la cathédrale est déclassée en simple église paroissiale.

Description

Construite comme une forteresse avec des murs de 2,45 mètres, la nef romane est flanquée de chapelles gothiques.

La façade Est, par laquelle on pénètre aujourd’hui dans l’église, a été reconstruite dans le style classique en 1711 à la place du chœur gothique du XVIe siècle.

La façade Ouest, dans laquelle était autrefois percée l’entrée principale, est remarquable pour les bas-reliefs sculptés de ses deux tympans, malheureusement peu visibles : à gauche, la Cène avec le Lavement des pieds et au-dessus l'Ascension; à droite, la Crucifixion : à côté du Christ, on distingue la Vierge et saint Jean ; la représentation du supplice des deux larrons est singulière, leurs bras tordus étant engagés dans des trous percés sur la traverse de la croix.

 

 

 

 

 

Le fond du chœur est adossé au mur comblé fermant le narthex originel qui abrite désormais la sacristie qui, non plafonnée, permet d'admirer les magnifiques voûtes romanes.

La façade Nord, flanquée des deux tours crénelées, vestiges de l'enceinte fortifiée du XIIIe siècle, est greffée d'un portail couvert datant du XIIe siècle, appelé Porte des Morts, à fronton unique avec de part et d'autre deux bas-reliefs représentant à gauche le Soleil, à droite la Lune.

L’intérieur, de dimensions importantes, a donc été plusieurs fois modifié. Les stalles en bois sont du XVIIe siècle. Le chœur, fermé par une grille élégante, est orné de nombreuses et fastueuses décorations en marbre de Caunes-en-Minervois (rouge et veiné de rouge) et d’Italie (Carrare), notamment les angelots et le Christ en médaillon au-dessus de l’autel.