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Une ambiance lumineuse du XIIIe siècle dans la cathédrale Notre-Dame de Chartres

Encore en cours de restauration, la cathédrale de Chartres a pourtant déjà révélé ses fresques intérieures, datant du XIIIe siècle, fraîchement rénovées.

La restauration de la cathédrale de Chartres n'est pas terminée. Mais depuis Pentecôte, aucun échafaudage intérieur n'empêche les visiteurs et les fidèles de faire le tour du déambulatoire, d'admirer le choeur, la croisée des transepts et les vitraux éclatants.

« Tout est spectaculaire. C'est un retour à la clarté auquel nous assistons » n'hésite pas à dire Frédéric Aubanton, conservateur à la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC).

80 % du décor d'origine était en place et en bon état

La DRAC a engagé depuis 2009 des efforts particuliers pour les cathédrales de la Région Centre. A Chartres, le décor d'origine du XIIIe siècle, mis en évidence dès 1981 par l'historien d'art Jürgen Michler, a été retrouvé.

« L'architecte en chef des monuments historiques Guy Nicot et le restaurateur Guy Moulinier avaient confirmé cette découverte par leurs études préalables en 1994. Ils avaient vérifié que 80 % du décor d'origine était en place et en bon état » ajoute Frédéric Aubanton.

Depuis, les porches et les baies hautes ont été restaurés. Les premiers essais de nettoyage dans deux chapelles ont contribué à faire découvrir les traces de badigeons aux partis pris décoratifs ocres avec de faux joints blancs, omniprésents dans l'édifice.

« Il a fallu nettoyer les murs recouverts de poussières grasses, consolider des décors et reprendre des enduits. Des maçons ont effectué ces opérations. Leurs gestes, comme ceux des intervenants sur ce grand chantier sont visibles sur une vidéo » explique le conservateur. L'unité des décors du XIIIe siècle, dégagés par brossage et par aspiration, puis terminés au scalpel, est remarquable.

La restauration a au passage rendu un bel hommage à l'architecte Victor Louis, créateur du choeur à la fin du XVIIIe siècle et dont le décor baroque associe le marbre aux stucs de couleurs vives.

« Notre génération a la chance de voir la cathédrale comme elle était au XIIIe siècle. Nous avons rendu sa vérité et sa lisibilité à une oeuvre totale. Chartres est l'un de nos grands monuments. Faire ces travaux est un devoir fondamental » ajoute Frédéric Aubanton.

Avec la collaboration de nombreux chercheurs, la restauration a permis de mettre au jour des vestiges de polychromie, contemporains ou postérieurs à la construction de la cathédrale, sur les clés de voûtes et les parois.

Plusieurs ateliers de verriers sont prévus

D'autres décors ont été restaurés à la croisée des transepts, au-dessus de l'autel de Goudji. Éclairée par son déambulatoire et son choeur, la cathédrale attend désormais le nettoyage de sa vaste nef.

Le dossier du nettoyage des sept travées avait été préparé par Patrice Calvel. « Nous profiterons des échafaudages discrets, en portique, pour restaurer dès 2014 l'ensemble des verrières de la nef. Comme dans le choeur, plusieurs ateliers de verriers travailleront sur ces baies » complète Marie-Suzanne de Ponthault, conservateur des Monuments historiques.

Une page d'histoire

Erigée au début du XIIIe siècle sur les ruines d'une précédente cathédrale romane, la cathédrale Notre-Dame de Chartres est considérée comme la cathédrale gothique la plus représentative, la plus complète ainsi que la mieux conservée. Construite avec les techniques de l'architecture romane, elle est davantage la marque d'une continuité entre ces deux types d'architecture que d'une rupture.

Grand lieu de pèlerinage, cette cathédrale et ses tours dominent la ville de Chartres et la plaine de la Beauce alentour, dont elle est le monument emblématique.

Enfin, elle fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques depuis 1862 et elle a été parmi les premiers monuments classés au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979.

Source : LEchoRépublicain.fr