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Une synagogue de verre dans un écrin ancien

Troyes - Alors que les travaux vont bon train, l'Association culturelle israélite dévoile la future salle de prière de la synagogue Rachi : une cour du XVIe siècle sous un dais de verre.

Mandatés par l'Association culturelle israélite (ACI) pour mener les travaux de restauration de la synagogue, René Pitoun et Philippe Bokobza sont confiants. La seconde tranche des travaux de la synagogue Rachi de Troyes va bon train et devrait vraisemblablement être livrée pour les Journées européennes du patrimoine. Les entreprises du bâtiment ont consenti à travailler durant le mois d'août afin que la livraison soit assurée en septembre. Pour les 14 et 15.
Cette seconde tranche concerne la cour 1 de cet ensemble de quatre cours (soit trois maisons), qui constitue l'ensemble immobilier de la synagogue.
Menée en 2011, la première campagne a permis la restauration des trois façades sur la rue Brunneval. La restauration des cours 3 et 4 (troisième tranche) qui suivra, sera moins complexe.

La tranche de travaux essentielle concernera la cour 2 (la quatrième tranche). Une belle cour champenoise couverte qui constitue la salle de prière depuis les années soixante. Le projet signé de l'architecte troyen Grégor Kouyoumdjian, qui a été dévoilé aux membres de la communauté, est contemporain, mais parfaitement respectueux de cette cour de maison noble des XVIe et XVIIe siècles.

Une couverture à trois pans vitrés ouvrira la salle de prière sur ces belles façades restaurées et sur le ciel. La lumière viendra également de deux percées sur la cour 4, opérées de part et d'autre de l'armoire qui recèle les rouleaux des Écritures.

Une lumière qui n'est pas sans analogie avec l'exégèse de Rachi. Car c'est bien Rachi de Troyes qui est au cœur de ce projet.

Le succès réconfortant de la souscription

À terme, il s'agit de transformer la synagogue en un « Centre culturel Rachi de Troyes » comportant une salle de prière, des pièces de vie communautaire, un espace dédié à la « mémoire » de Rachi, un accueil pour les visiteurs et une maison pour les jeunes (hébergement, formation, séminaires) désireux de découvrir la philosophie du rabbin troyen.

Le projet a certes un coût, mais l'accueil fait à la souscription rassure René Pitoun et Philippe Bokobza. Les deux premières sont maintenant financées : 120 000 € et 400 000 €.

Les dons sont venus de la communauté, mais aussi de particuliers troyens, de défenseurs du patrimoine, de l'évêque de Troyes ou d'une enveloppe anonyme simplement libellée « de la part d'un prêtre pour la synagogue… »
Les travaux engagés ont été relayés par de grands médias comme « Actualités juives ».

Quelques grandes fondations philanthropiques européennes ont répondu favorablement et généreusement au projet : la fondation E.-J.-Safra a ainsi offert moitié du financement de la seconde tranche de travaux !

Et les grandes fondations israélites américaines n'ont pas encore été sollicitées, observe Philippe Bokobza. Là encore, la renommée universelle de Rachi de Troyes devrait mobiliser les financements.

Source : lest-eclair.fr