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Villeneuve-d’Ascq (Nord) : l’église Saint-Sébastien rouvrira pour les Journées du patrimoine

Lancés fin 2011, les travaux de rénovation de l’église Saint-Sébastien d’Annappes touchent à leur fin. Après plusieurs péripéties de chantier, l’édifice a finalement entièrement fait peau neuve. Après plus de 18 mois de patience, les paroissiens retrouveront leur lieu de culte au mois de septembre.

C’est d’abord de l’extérieur que le changement est le plus flagrant. L’église n’est plus grise, mais blanche. « Et contrairement à ce que pourraient croire les gens, nous n’avons pas passé un simple coup de peinture sur les murs, sourit Virginia Nobre, chargée de mission au service culture de la commune. Une personne était chargée de relever toutes les dimensions pour que les morceaux soient taillés sur mesure, numérotés précisément, ce qui a permis à chaque pierre d’être remplacée, une par une. »

La façade nord, le chevet et la façade sud ont ainsi retrouvé une couleur lumineuse. L’enduit du clocher a également été rénové. Et puis il a fallu passer à l’intérieur où le chantier consistait, en principe, à changer les vitraux. Côté nord, ils avaient déjà été retouchés, notamment grâce à la technique de la grisaille qui avait permis de faire ressortir les détails des visages disparus avec le temps. Côté sud, en revanche, les ouvertures étaient comblées par de simples vitres transparentes. « Les vitraux d’origine avaient été enlevés et déposés il y a quelques années, reprend la jeune femme. Nous les avons retrouvés et confiés à Luc-Benoît Brouard, maître verrier à Ronchin, qui les a retravaillés. C’est la première fois que l’on peut les revoir. »

Seulement, avant de les réinstaller, il a fallu faire face à une drôle de surprise. En restaurant les pierres de la façade, les ouvriers ont découvert qu’une poutre en bois censée reposer sur le mur vivait en fait sa vie en toute indépendance. Sans aucun appui, elle risquait de provoquer un effondrement de toit à cet endroit. Ce désordre de charpente a demandé plusieurs semaines de travaux supplémentaires, alourdissant le budget de rénovation déjà conséquent (1,4 million d'euros à l’origine, dont 57 000 € de dons avec la Fondation du Patrimoine).

Peinture partout

« Il a fallu percer le plafond de la voûte et ensuite, consolider les appuis, ce qui n’était absolument pas prévu. C’est ce qui a retardé la fin du chantier qui devait avoir lieu en février. Parce qu’une fois la charpente sécurisée, le plafond a dû être repeint. » Et il n’était plus question de laisser un intérieur coupé en deux : avec des peintures neuves côté sud et d’autres rongées par le temps dans l’allée centrale et le côté nord. Le coup de pinceau a donc été étendu à l’ensemble.

Hier matin, Yann et Thomas, peintres en bâtiments venus de Tourcoing, jouaient du pinceau en haut de leur échafaudage. Pas simple. « C’est la première fois que nous travaillons dans une église, on pourra dire qu’on l’a fait, s’amusent-ils. Mais la plus grosse difficulté est de gérer les hauteurs. Nous y sommes allés progressivement avec l’allée centrale qui culmine à 8 mètres, puis sur le côté, à 10 mètres, avant d’attaquer la dernière partie à 12 mètres ! »

Parfois, les deux ouvriers posent le rouleau pour profiter de la magie ambiante, quand les vitraux stimulés par le soleil répandent leurs belles couleurs dans l’édifice. Mais ça ne dure qu’un temps. Il reste du travail et les paroissiens, qui ont déjà patienté beaucoup plus que prévu, espèrent bien récupérer leur église comme promis, lors des Journées du patrimoine.

Source : LaVoixduNord.fr