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LA CHAPELLE DU MUSEE DE CLUNY EST DE NOUVEAU FLAMBOYANTE!

15 septembre 2016

Tout simplement flamboyante ! La chapelle du musée de Cluny a retrouvé son éclat grâce à une prestigieuse restauration. Après une année de fermeture au public, ce chef d’œuvre de l’architecture gothique flamboyante est à nouveau ouvert.

 Un peu d'histoire...

 

cluny5.jpgLa chapelle contemporaine de l’hôtel médiéval a été édifiée à la fin du XVe siècle par l’abbé de Cluny Jacques d’Amboise.  Son mur ouest et son pignon nord prennent appui sur des maçonneries romaines appartenant aux termes antiques de Lutèce. Utilisée ponctuellement comme lieu de culte à la révolution, la chapelle a été par la suite transformée en amphithéâtre de médecine, en atelier d’imprimerie, puis intégrée au musée dès son origine en 1843.
Cette chapelle occupe un emplacement particulier qui souligne son caractère privé, à l’extrémité nord de l’aile en retour sur le jardin. Elle se déploie sur deux niveaux 


-la chapelle elle-même au premier étage de l’hôtel.
-la loge sous la chapelle au rez-de-chaussée, en relation directe avec le jardin sur deux arcades.


Au premier étage, on accédait à la chapelle par un parcours en enfilade depuis les différentes pièces d’apparat et l’escalier d’honneur du corps de logis. Au rez de chaussée et depuis le jardin, on y parvenait par l’intermédiaire d’un escalier en vis.

 

Un joyau de l'art gothique flamboyant

cluny2.jpg

De plan presque carré, la chapelle déploie à partir de son unique pilier central, un dense réseau de nervures réparties en quatre voutes d’ogives. Elle est de style gothique flamboyant : liernes et tiercerons sculpté, culots ornés de feuilles de choux, consoles en forte saillie à ornements végétaux, douze niches surmontées de dais architecturés. (Ce style flamboyant se retrouve à l’intérieur de l’église Saint-Severin située à proximité de l’hotel de Cluny). Ces dernières abritaient, non pas les statues des douze apotres mais des membres de la famille de Jacques d’Amboise.

Une partie des décors peints de cette chapelle médiévale a été conservée, notamment deux peintures murales monumentales datant du début du XVIe siècle et issues d’un atelier vraisemblablement Italien de part et d’autre de l’abside. ; il s’agit de deux Saintes-Femmes, deux demi-soeurs de la Vierge, Marie cluny3.jpgCleophas (ou Marie Jacobi) et Marie Salomé qui pleurent le Christ mort.
Enfin, des vitraux illustrant la passion décoraient les fenetres hautes et ont été démontés avant 1804.

 

 

 

Premières restaurations sous Albert Lenoir

 

Entre 1843 et 1861, l’architecte Albert Lenoir entreprend la restauration de la chapelle. C’est lui aussi qui recompose le pignon nord, avec l’utilisation de nombreux réemplois suite à la démolition des édifices du quartier détruit lors de l’ouverture des boulevards. Les façades ont ensuite été restaurées par Jean Trouvelot (architecte des Monuments Historiques qui a suivi les cours de Paul Boeswillvald sur l’histoire de l’architecture au Moyen Age).(1949-1956).

Les différentes opérations de restauration du XIXe et du XXe n’ont pas modifié de manière significative le caractère de cette chapelle qui apparait toujours dans son état médiéval.

 

 Le temps est passé et les décors sculptés et peints ainsi que les verrières étaient recouverts d’une épaisse couche de crasse.
Cette restauration (1,4 M€ engagés par l'Etat) menée en 2016 a permis de remettre en valeur tous ces joyaux caractéristiques de l’art gothique flamboyant.

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