Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

subscribe to the newsletter subscribe to the newsletter

 
Document Actions

LE CHOEUR DE L'ÉGLISE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS A RETROUVÉ SES ÉTOILES

27 octobre 2017

Fondée en tant qu'abbaye bénédictine en 543, l’église Saint-Germain-des-Prés fait l’objet d’un programme de restauration complet de ses décors intérieurs datant du XIXe siècle. La restauration du chœur des moines peint s’est achevée en juillet dernier.

ger1.jpgFondée en tant qu'abbaye en 543, l’église Saint-Germain des Prés fait l’objet d’un programme de restauration complet de ses décors intérieurs datant du XIXe siècle. La restauration du chœur des moines peint s’est achevée en juillet dernier.


Le clocher, le transept et la nef datent du Xe siècle ; le chœur construit en 1140 caractérise le début de l’art gothique primitif en France. Cette abbaye a abrité des moines jusqu’à la Révolution où elle est réquisitionnée et transformée en usine à salpêtre. Très abîmée par une explosion et par le percement de la rue de l’Abbaye pargermain.jpg Haussmann avec des conséquences irréversibles, cette église subit des restaurations au XIXe siècle sous l’impulsion de Victor Hugo. Elle renaît peu à peu de ses cendres grâce aux architectes Victor Baltard, Jean-Baptiste Lassus et aux peintres Hippolyte Flandrin, disciple d’Ingres et Alexandre Denuelle.

 

Qui est Hippolyte Flandrin (1809-1864)

flandrin.jpgLe travail d'Hippolyte Flandrin est représentatif du mouvement Néo-Classique. Après avoir obtenu le grand prix de Rome en 1832, il part pour la Villa Médicis à Rome où il pratique la peinture d’histoire avant de se tourner vers la peinture religieuse avec Alphonse Le Henaff. Il exécute les peintures murales des églises Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Séverin et Saint-Germain-des-Prés. Peintre très chrétien, il est surnommé « le nouvel Fra-Angelico ». Sa technique repose sur l’utilisation de la peinture à la cire, pratique utilisée depuis l’Antiquité (comme l'attestent les portraits du Fayoum datés du 1er au Ve siècle en Egypte) et redécouverte pendant son séjour en Italie. Cette peinture utilise comme principal liant la cire d’abeille ; elle ne sèche pas mais se solidifie à température ambiante et se liquéfie sous l’effet de la chaleur. Ce processus peut être réalisé pratiquement autant de fois qu’on le désire ; la surface peinte peut être constamment retravaillée contrairement à la peinture à l’huile ou à l’acrylique. Flandrin pensait qu’elle était adaptée à l’humidité du nord de la France.

Ce dernier va utiliser cette technique pour peindre les murs du chœur des moines (1842-1848) et de la nef (1856-1861) de l’église Saint-Germain-des-Prés. Depuis, ces fresques ont subi l’usure du temps et se sont encrassées ; c’est la raison pour laquelle un grand chantier de restauration a été mis en place.

 

Un chantier colossal

etoile1.jpgCe chantier de restauration des peintures est loin d’être terminé : d’ici 2020, pas moins de cinq tranches de travaux sont prévues, financées à hauteur de 15% par la Ville de Paris, propriétaire de l’édifice et à 85% par le fonds de dotation pour le rayonnement de l’église Saint-Germain-des-Prés, qui a lancé une souscription l’année dernière pour associer fidèles et amoureux du patrimoine. L’année dernière, plus de 700 mécènes ambassadeurs avaient pris part à une campagne « adoptez une étoile », et contribué à la réfection partielle de la voûte de l’église.

 

                                                                                            Claire Danieli                                                                                                               27/10/2017

                                                                                          

 

<< Go back to list