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MEURTHE ET MOSELLE: QUEL AVENIR POUR LE PATRIMOINE RELIGIEUX?

22 mars 2018

Un article de l'Est Républicain dresse un constat alarmant sur le devenir du patrimoine religieux du département de Meurthe-et-Moselle dans la région Grand-Est ?
Baisse de la fréquentation, baisse des subventions, quelle solution trouver pour les 800 églises du département dont un tiers n'ouvre qu'à l'occasion des mariages et des enterrements?
Nous vous livrons l'article in extenso, et nous le livrons à votre réflexion.

MEURTHE ET MOSELLE: QUEL AVENIR POUR LE PATRIMOINE RELIGIEUX?

Eglise Saint-François de Vandeuvre @wikipedia:Aimelaime

Meurthe-et-Moselle Quel avenir pour le patrimoine religieux ?


En Meurthe-et-Moselle, on compte plus de 800 édifices religieux dont un tiers n’ouvre plus qu’à l’occasion de mariages ou enterrements. Asphyxiées financièrement, de nombreuses communes ne peuvent plus subvenir à leur entretien.
 Le 12/03/2018


 Quel avenir pour l’église Saint-François d’Assise de Vandoeuvre ? Une grande surface ou une pépinière d’enteprises .


L’église Saint-François d’Assise de Vandoeuvre sera-t-elle transformée en grande surface, puisqu’un projet très sérieux semble désormais tenir la corde, où deviendra-t-elle une pépinière d’entreprises, comme le souhaite Stéphane Hablot, le maire ? La question est d’actualité. Elle dépasse même le simple territoire de la seconde ville du département. Il s’agit plus largement de réfléchir au devenir du patrimoine religieux en Meurthe-et-Moselle.
Depuis début 2017, le CAUE 54 (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de Meurthe-et-Moselle) phosphore sur le sujet, en partenariat avec le Département, l’évêché, le service régional de l’Inventaire, l’UDAP 54 (Unité départementale de l’architecture et du patrimoine) ainsi que la commune du Baccarat et la communauté de communes de Mad et Moselle.


Toutes les pistes étudiées jusqu’à la démolition:


Profitant d’un appel à projets franco-quebecois, ils ont concentré le sujet autour du « devenir des églises : les collectivités face aux défis du patrimoine religieux ». Avec la sécularisation en France, « ce patrimoine doit en effet faire face aux défis de mutation fonctionnelle et architecturale. Dans le futur, en France, plusieurs milliers d’édifices religieux seront voués à de nouveaux usages. Dans notre réflexion, on ne s’interdit donc aucune piste. De la transformation jusqu’à la démolition », indique Maxime Locks, du CAUE 54. La directrice, Francine Aubry-Genin, en souligne les trois principales problématiques. « D’abord, les communes ne disposent plus des budgets d’avant. 30 à 40 % des subventions des collectivités pour l’entretien et la restauration de ces édifices provenaient des Départements et des Régions. Aujourd’hui les Départements ne donnent plus rien. Les Régions qu’au cas par cas, il ne reste que les aides de l’État et de la DRAC ». Ces aides ne suffisent plus.


Les églises se vident:


Or, et c’est la 2e problématique, « les églises se vident. Un gros tiers des 800 églises du département n’ouvre plus que pour les mariages et les enterrements ». Pour autant, et c’est le troisième point, « l’église reste au milieu du village. Dans les petites communes, on n’imagine pas ne pas faire des obsèques dans une église et ce même si personne n’y va pratiquement plus ».
Alors que faire ? C’est là tout l’enjeu de l’appel à projets avec le Quebec. Dans La Belle Province, la question a été prise à bras-le-corps.


Transformées en salle d’escalade, en école du cirque:


Pour s’en rendre compte, une délégation de Meurthe-et-Moselle s’y rendra en avril. « Au Quebec, des églises ont été transformées en lieux partagés, cultuels et culturels. D’autres,’’réutilisées’’, pour reprendre leur formule, en salle d’escalade, en école du cirque ». Une mutation favorisée par la législation. « En France, tout le bâtiment est sacré. Au Canada, seul le choeur. Du coup, en tirant un rideau, la nef peut accueillir des réunions, même un conseil municipal », confie encore Francine Aubry-Genin.
En octobre, un grand colloque international aura lieu dans le Grand Nancy autour de ce sujet. L’enjeu est de taille. « Si d’ici 20 ans rien n’est fait, de nombreuses églises vont s’écrouler. C’est donc aujourd’hui qu’il faut imaginer une vraie stratégie d’intervention pour la prise en charge des églises », insiste la directrice du CAUE 54.


Alexandre POPLAVSKY

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2018/03/12/edifices-religieux-en-lorraine-des-exemples-de-reconversion

Bernadette Saint Georges Chaumet, 22/03/18
 

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