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UNE RENAISSANCE POUR LA CHAPELLE SAINT-SAUVEUR DE L'HOPITAL CORENTIN CELTON D'ISSY LES MOULINEAUX

23 mai 2018

Une chapelle désaffectée qui redevient chapelle au bout de quelques années ! Ce cas est assez rare actuellement. Camille Martin stagiaire à l’OPR , actuellement en Master I à l’Université de Nanterre, spécialisé dans l’architecture néo-byzantine nous conte l’histoire de cette chapelle réhabilitée par les Chrétiens Maronites.

UNE RENAISSANCE POUR LA CHAPELLE SAINT-SAUVEUR DE L'HOPITAL CORENTIN CELTON D'ISSY LES MOULINEAUX

Intérieur de la chapelle de l'hôpital Corentin Celton

 Alors que de plus en plus d'églises ferment leurs portes au culte, d'autres
renaissent de leurs cendres. C'est ce qui est arrivé fin janvier à la chapelle Saint-Sauveur d’Issy les Moulineaux, transformée pendant 14 ans en une salle des fêtes polyvalentes puis en un espace culturel consacré à des expositions d'art contemporain.

 

Une nouvelle Communauté Maronite à Issy-les-Moulineaux

 Les communautés Maronites Libanaises ont pu assister à la naissance d'une nouvelle paroisse, au sein de la Chapelle de l'Hôpital Corentin Celton, d'Issy les Moulineaux à l'occasion d'une cérémonie de reconsécration, le 27 janvier 2018.

Le fait de creer une paroisse dans les murs d'une ancienne chapelle fut un moment mémorable pour les Maronites de France. Ce moment a été rendu possible grâce à un généreux donateur, Bernard Azzi, ami d'enfance de l’évêque des Maronites de France, Monseigneur Maroun – Nasser Gemayel. Deux millions d'euros ont été nécessaires pour la restauration de  l'édifice, et le rééquiper en mobilier liturgique. (Les travaux sont actuellement en cours). « Une église retrouve Sa lumière » se réjouira alors l’évêque lors de cette cérémonie.

La chapelle, située dans la cours d'honneur de l'hôpital, fût construite en 1863 par l'architecte Marcelin Vera dans un style néo-roman. Elle est reliée aux bâtiments hospitaliers par des galeries à arcades.

sauv4.jpgLe lancement de ce projet est dû à une personne, Kinda-Marie Elias, qui a piloté le projet pour la paroisse après avoir assisté par hasard à un bal organisé dans l'édifice qui servait alors de salle des fêtes. Les quelques 100 000 Maronites de France peuvent se réjouir d'une dixième paroisse sur le territoire national. Avant de concrétiser cette importante réhabilitation, les maronites furent recensés par téléphone dans les villes d'Issy-les-Moulineaux, de Vanves, de Montrouge, de Malakoff, de Chatillon, de Bagneux, de Clamart et des XIVe et XVe arrondissements parisiens, afin d'évaluer la viabilité et l’intérêt de ce projet.

La première cérémonie fut un succès, et les fidèles vinrent en nombre à l’intérieursauv5.jpg de cette chapelle comptant 600 places environ ; toutes les places furent réservées, d'autres fidèles vinrent remplir les bas-côtés ainsi que les bras du transept. Lors de cette célébration, Mgr Gemayel a insisté dans son homélie sur le parfait équilibre qui devait exister entre l’insertion dans la société Française et à l’attachement aux valeurs orientales Chrétiennes.

 

Description de cette chapelle

sauv3.jpgOutre son plan en croix latine, élégant par sa symétrie, son intérieur surprend par sa polychromie marquée, rouge et bleu des colonnades délimitant la nef, aux chapiteaux et aux liserés dorés soulignant les arcs. La chapelle nous renvoie un savant équilibre stylistique, d'églises occidentales et orientales. Malgré ces dimensions modestes, l'élévation se remarque par son ampleur et par ses oculi ajourant les bas-côtés, ses triforiums, ses claires-voies, et sa voûte en berceau aux arcs-doubleaux où la lumière se diffuse. L'éparchie des Maronites de France profitesauv6.jpg d'un édifice prestigieux et d'une dynamique soutenue par ses fidèles; de nombreuses conférences aboutissent sur les relations franco-libanaises et sur le culte et la culture des Maronites libanais, des catholiques orientaux pas assez connus, en pleine communion avec le Saint-Siège et le Pape.

 

Une brève histoire de l'Eglise Maronite

L'Histoire de l’Église Maronite est difficile à résumer. Elle accepta le concile de Chalcédoine en 451 apr. J.-C. (donnant entre autre la primauté au siège de Constantinople, au détriment de Rome) et fut même persécutée pour cela au VIe siècle. Contraints de quitter la Syrie au IXe siècle, les Maronites choisirent de s'installer principalement au Liban où ils vécurent en Église autonome. Après le Grand Schisme de 1054 séparant la chrétienté occidentale et orientale, l’Église maronite est la seule de toutes les Églises orientales à s’être unie entièrement à Rome : en 1182, au temps des croisades, le patriarche d’Antioche et quelques quarante mille membres de la communauté ont accepté de reconnaître la primauté du pape.

Photos Camille Martin OPR

                                               23/05/2018  Claire Danieli et Camille Martin OPR

 

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