L’église menacée par l’effondrement de ses abords. La disparition de la très belle église du XIIe siècle classée au titre des monuments historiques, réduite à l’état de gravats en bas du talus. Car c’est bien ce talus situé à l’arrière de l’édifice qui présente de sérieuses faiblesses et fait envisager le pire. Un scénario qu’Élise Bosch, maire du village nouvellement élue, ne veut pas imaginer. Pourtant, le problème ne date pas d’aujourd’hui et chaque jour qui passe aggrave peut-être la situation. « En 2004, l’effondrement du mur de soutènement du talus est signalé. Depuis, plusieurs éboulements ont rapproché dangereusement le talus des fondations du porche et de l’église. Malgré plusieurs études, les désordres se sont amplifiés. Une intervention de consolidation du talus est nécessaire pour assurer la conservation du monument ». Il y a donc urgence et la municipalité a demandé des études pour la consolidation du talus. Des études qui préconisent d’enfoncer trois pieux et de refaire le mur de soutènement, des travaux estimés à 250 000 €, au bas mot. « Si nous devions supporter une telle dépense, nous pourrions faire une croix sur tous les autres projets de la commune », s’inquiète l’édile. « Et quand bien même nous aurions des subventions, les finances de notre petite commune n’y suffiront pas ». Appelé à la rescousse pour prodiguer de bons conseils, Laurent Panifous, sous la casquette de président de la communauté de communes Arize-Lèze, tend à ne pas s’arrêter à ce chiffrage. « Il faut demander un autre devis à une entreprise privée ». D’autant que la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) ne peut pas accorder de subventions, car il ne s’agit pas de l’église proprement dite mais de ses abords, ce qui fait dire à Laurent Panifous : « Donc rien ne vous oblige à passer par les Bâtiments de France, l’étude qui a été faite vous sert d’indicateur sur les réalisations à effectuer mais il ne faut pas s’arrêter là. » Et de promettre de prendre les choses en main pour accompagner la commune dans cette épreuve. (La Dépêche, 4 juin 2026)

